Cet Américain n'aurait pas dû rendre ses armes à la police

Cet Américain n'aurait pas dû rendre ses armes à la police
Par Euronews
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En Arizona, la police qui saisit des armes est obligée de les revendre.

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Jonathan Pring, cet Anglo-Américain de 36 ans, pensait bien faire. Emu par la tuerie de Las Vegas qui a causé la mort de 58 personnes, ce père de famille s’est décidé à se débarrasser des armes qu’il possédait, les jugeant finalement plus dangereuses qu’autre chose.

Pring s’est donc rendu au commissariat de son quartier, en Arizona, pour remettre à la police sa carabine semi-automatique et son arme de poing.
Il s’est photographié durant la scène et a ensuite expliqué son geste sur Facebook.

Mal lui en a pris. S’il a reçu de nombreux messages de soutien, il a aussi été la cible de milliers de commentaires hostiles. Il a même reçu des menaces de mort suffisamment sérieuses au point qu’il a dû quitter provisoirement son domicile pour mettre à l’abri sa famille.

Jonathan Pring said he has received death threats after he gave up his guns in wake of the Las Vegas shooting. https://t.co/XIWZPrhfcx

— NBC Los Angeles (@NBCLA) 8 octobre 2017

Les partisans des armes à feu se sont d’autant plus défoulés que le geste de Jonathan Pring n’aurait manifestement servi à rien, du moins en Arizona. Une loi empêche en effet la police locale de détruire les armes qu’elle saisit. Ces dernières sont donc automatiquement revendues sur le marché.
Conclusion des partisans du désarmement aux Etats-Unis : en Arizona, pour se débarrasser d’une arme, mieux vaut la neutraliser soi-même pour la rendre à jamais inutilisable.

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