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La campagne militaire d'Israël au Liban menace les pourparlers de paix entre États-Unis et Iran

Fumée s’élève après une frappe aérienne israélienne sur le village de Burj al-Shamali, près de Tyr au Liban, mardi 2 juin 2026.
De la fumée s’élève après une frappe aérienne israélienne sur le village de Burj al-Shamali, près de la ville portuaire de Tyr, au Liban, mardi 2 juin 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Mohammed Zaatari
Tous droits réservés AP Photo/Mohammed Zaatari
Par Evelyn Ann-Marie Dom
Publié le
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Israël poursuit sans relâche ses frappes au Liban malgré un appel téléphonique musclé de Donald Trump pour sauver l'accord avec l'Iran.

Des frappes de drones israéliens ont tué au moins six personnes dans le sud du Liban et une autre a touché une voiture sur une autoroute très fréquentée à Khaldé, près de Beyrouth, mercredi, selon les autorités libanaises.

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L'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un « appareil hostile » qui avait pénétré dans le nord d'Israël depuis le Liban.

Israël avait déjà déclaré qu'il continuerait de frapper les bastions du Hezbollah dans les banlieues sud de Beyrouth si le groupe soutenu par l'Iran poursuivait ses attaques contre le nord d'Israël, une position que le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé mardi être soutenue par Washington.

Le Hezbollah a indiqué mercredi avoir attaqué des troupes israéliennes qui avaient pénétré dans le sud du Liban, mais n'a pas revendiqué d'attaque transfrontalière.

Des soldats israéliens se rassemblent à la frontière avec le Liban, dans le nord d'Israël, le 2 juin 2026
Des soldats israéliens se rassemblent à la frontière avec le Liban, dans le nord d'Israël, le 2 juin 2026 AP Photo

L'échange de tirs a eu lieu quelques heures avant qu'Israël et le Liban ne se retrouvent à Washington pour une deuxième journée de discussions, le quatrième cycle de négociations depuis la reprise des hostilités le 2 mars, lorsque le Hezbollah avait lancé une attaque contre Israël en signe de solidarité avec l'Iran.

Lundi, le président américain Donald Trump a déclaré avoir conclu un accord entre les deux parties, en vertu duquel Israël s'abstiendrait de frapper les banlieues sud de Beyrouth, tandis que le Hezbollah cesserait ses attaques contre le nord d'Israël.

Des responsables américains ont ensuite indiqué que Trump avait eu un échange téléphonique houleux avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, au cours duquel il l'avait traité de « f****** crazy ».

« Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », aurait lancé Trump à Netanyahou.

Trump a confirmé que cet échange émaillé d'injures avait bien eu lieu, dans une interview publiée mercredi par le New York Post.

Cette réaction de Trump intervient alors que la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban menace de compromettre tous les efforts diplomatiques de Washington avec l'Iran. Cette semaine, Téhéran a estimé que l'intensification de la campagne militaire d'Israël risquait de mettre en péril le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.

Malgré l'accord, les frappes israéliennes ont continué dans l'ensemble du sud du Liban, en particulier dans et autour de la ville de Tyr, où une frappe a tué dans la nuit quatre Syriens et deux Palestiniens.

Des secouristes recherchent des victimes sous les décombres d'un immeuble touché lundi par une frappe aérienne israélienne dans la ville portuaire de Tyr, dans le sud du Liban, le 2 juin 2026.
Des secouristes recherchent des victimes sous les décombres d'un immeuble touché lundi par une frappe aérienne israélienne dans la ville portuaire de Tyr, dans le sud du Liban, le 2 juin 2026. AP Photo/Mohammed Zaatari

Israël avait averti les habitants des quartiers chrétiens de Tyr que le Hezbollah opérait dans la zone, ce qui a poussé l'armée libanaise à déployer des forces afin de montrer que le groupe n'y dispose pas de présence armée.

Ces derniers jours, Israël a étendu son opération militaire au Liban, envoyant des troupes au-delà du fleuve Litani pour la première fois depuis la fin de l'occupation israélienne du sud du pays en 2000. Les forces israéliennes se sont également emparées du château de Beaufort, une forteresse historique située sur une colline près de Nabatiyé.

Dans une grande partie du sud du Liban, y compris à Nabatiyé, Israël a ordonné l'évacuation des civils à mesure que les combats s'intensifient.

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