trois cadres dirigeants et anciens dirigeants du cimentier français ont été entendus par le service de douane judiciaire et placés en garde à vue. Ils sont mis en cause dans l'affaire des soupçons de financement du groupe Etat Ismalique en Syrie.
Le dossier Lafarge en Syrie est relancé. Trois cadres du groupe cimentier français ont été placés en garde à vue ce mercredi dans l'enquête sur les activités en Syrie de Lafarge, qui est soupçonné d'avoir financé le groupe Etat Islamique. Les trois cadres, parmi lesquels deux anciens directeurs de la cimenterie de Jalabiya, en Syrie, sont les premiers à être mis en garde à vue dans cette affaire. Ils sont entendus par le Service national de douane judiciaire (SNDJ), chargé de l'enquête.
Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le Suisse Holcim, aurait versé des fonds et acheté du pétrole à des groupes djihadistes en Syrie en 2013 et 2014, pour que le fonctionnement de son usine syrienne ne soit pas perturbé.