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Premières enchères décevantes après le scandale Aristophil

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Premières enchères décevantes après le scandale Aristophil

Premières enchères décevantes après le scandale Aristophil
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Des manuscrits prestigieux pour une vente aux enchères exceptionnelle ce mercredi à l'Hôtel Drouot à Paris.

Il s'agissait de la première vente de la collection du fonds Aristophil, une société placée en liquidation judiciaire et dont le fondateur est poursuivi pour escroquerie, a eu lieu

Dans la salle, de nombreux petits épargnants qui avaient investi leurs économies dans des manuscrits qui se sont révélés surpayés par rapport au prix du marché.

Parmi les pièces phares, une lettre d'amour de Napoléon à Joséphine ou encore "Ursule Mirouët" de Balzac qui s'est adjugé à plus d'un 1 million d'euros.

Deux documents jugés plus exceptionnels encore ont été retirés de la vente, les "120 journées de Sodome" du Marquis de Sade et des Manifestes du surréalisme d'André Breton classés trésors nationaux par l'Etat.

"Bien sûr, nous avions des acheteurs étrangers intéressés, mais entre un acheteur étranger qui paie un prix fixe et l'Etat qui paie le même prix, on ne peut que privilégier l'Etat qui va acheter le même prix, puisque ce sera le prix international", explique le commissaire priseur Claude Aguttes.

Le classement en Trésor national de ces pièces empêchent en effet leur sortie du territoire. Le manuscrit du Marquis de Sade, un rouleau de 12 mètres de long a été estimé entre 4 et 6 millions d'euros.

Au final, cette première vente elle n'a totalisé que 3,8 millions d’euros. Elle est donc apparue décevante. D'autant qu'il y a eu beaucoup d’invendus dont le récit du naufrage du Titanic. Estimé à 400 000 euros, il avait été revendu 1 million d’euros par Aristophil aux petits épargnants.

Plusieurs centaines de ventes sont prévues sur une période de 6 à 7 ans.