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Au Sénégal, "l'école des sables" lutte pour sa survie

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Au Sénégal, "l'école des sables" lutte pour sa survie

Au Sénégal, "l'école des sables" lutte pour sa survie
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Au sud de Dakar, "L'école des sables" est une institution prestigieuse non seulement au Sénégal mais dans toute l'Afrique. Ce centre international de danses contemporaines et traditionnelles est pourtant menacé de fermeture faute de financement suffisant.

Fondée il y a près de 20 ans par la célèbre danseuse et chorégraphe Germaine Acogny, l'école a formé nombre de professionnels et d'étudiants venus de tout le continent.

Germaine Acogny, figure de la danse africaine, fonde l'école en 2004

"C'est un rêve pour tout jeune danseur. C'est une école qui apporte beaucoup de choses" témoigne Rama Kone, danseuse venue du Burkina Faso

"C'est très important cette école pour la culture africaine en général et la danse en particulier. Entendre que cette école va peut-être fermer c'est un choc", réagit Kossivi Senagbe danseur et résident de l'école venu du Togo.

"Il est temps que l'Afrique s'aide elle-même et qu'elle nous aide"

Le budget de fonctionnement se monte à environ 200 000 euros par an. Beaucoup de subventions viennent de l'étranger, aujourd'hui le directeur artistique de l'école et fils de la fondatrice, Patrick Acogny, espère un geste des pouvoirs publics.

"On a besoin d'un budget de fonctionnement pour continuer à faire ce travail. Et c'est là où est le problème, si les institutions étrangères nous ont aidé, il est temps que l'Afrique s'aide elle-même et qu'elle nous aide", explique t-il.

L'école souhaite aussi attirer d'autres fonds privés pour que continue à vivre la danse contemporaine africaine.