DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

En Allemagne, le suspense se prolonge

Vous lisez:

En Allemagne, le suspense se prolonge

En Allemagne, le suspense se prolonge
Taille du texte Aa Aa

Au SPD, le sourire n'est pas trop triomphant... Les sociaux-démocrates allemands ont arraché un accord de coalition avec les conservateurs, mais c'est à leur base que reviendra le dernier mot. Martin Schulz, le chef de file, ne prendra donc son fauteuil de ministre des Affaires étrangères que si les militants votent oui au référendum interne.

"Je pense que le résultat du vote est ouvert, estime le patron des jeunes du parti, Kevin Kühnert. Nous, les jeunes sociaux-démocrates, allons nous investir dans le débat au cours des trois prochaines semaines, pour faire entendre notre point de vue. Et j'espère que nous aurons des discussions fructueuses. Au final, ce sont les 460.000 membres qui décideront."

Le vote se fera par voie postale entre le 20 février et le 2 mars et le résultat sera annoncé le 4 mars. Si la grande coalition est reconduite, un gouvernement sera enfin formé six mois après les législatives en Allemagne. Mais pour les opposants à l'accord, les sociaux-démocrates, déjà en chute libre dans les sondages, n'ont pas grand chose à y gagner.

"Beaucoup de militants du SPD, surtout les plus jeunes, se sentent trahis car même si le SPD va rester quatre ans de plus au gouvernement, ce ne sera peut-être plus du tout un parti de majorité dans huit ou douze ans, voire aux prochaines élections", prédit Christoph Nguyen, chercheur au Otto Suhr Institut.

Le centre-gauche, dont Martin Schulz avait juré ses grands dieux qu'il ne gouvernerait plus avec les conservateurs, n'en a pas moins décroché six ministères, dont celui des Finances, portefeuille essentiel au pays de l'orthodoxie budgétaire.