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Empoisonnement de l'ex-agent double : la Russie clame son "innocence"

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Empoisonnement de l'ex-agent double : la Russie clame son "innocence"

Empoisonnement de l'ex-agent double : la Russie clame son "innocence"
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La Russie est "innocente" et se dit "prête à coopérer" avec Londres dans l'enquête sur l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal. Ce sont les mots de Sergueï Lavrov.

Le ministre russe des Affaires étrangères rejette "l'ultimatum" lancé par Theresa May qui a donné à Moscou jusqu'à mardi soir pour s'expliquer. Lavrov pose aussi une condition : accéder à la substance chimique mise en cause.

"Avant de poser des ultimatums, il vaut mieux respecter ses obligations en matière de droit international, en l'occurrence ce que prévoit la Convention. Et pour ce qui est des bonnes manières, il faut se souvenir que l'époque du colonialisme est depuis longtemps révolue", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

Sergueï Lavrov fait référence à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Elle prévoit qu'en cas d'utilisation de substances interdites, une demande d'information soit envoyée au pays soupçonné d'en être à l'origine qui, à son tour, a le droit de procéder à ses propres analyses.

Theresa May estime "très probable que la Russie soit responsable" de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. Une "fake news" de plus selon Moscou.

"La Russie est en train de préparer une campagne pour les élections présidentielles, donc c'est juste une autre fake news destinée à lancer une nouvelle phase d'une campagne russophobe", selon Valentina Matviyenko, porte-parole du Conseil de la Fédération de Russie.

Reste que le rétablissement de Skripal et de sa fille est plus qu'incertain. Les experts occidentaux disposent de très peu d'informations sur le "Novitchok", l'agent innervant "de qualité militaire" utilisé, et encore moins sur un potentiel antidote.

Le Novitchok a été mis au point par des scientifiques soviétiques dans les années 1970-1980. Les experts occidentaux en savent peu sur ces armes chimiques.