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The State of the Union décrypte la 'Poker face' de Mario Draghi

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The State of the Union décrypte la 'Poker face' de Mario Draghi

The State of the Union décrypte la 'Poker face' de Mario Draghi
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Cette semaine, le State of the Union s’est surtout intéressé à la guerre diplomatique qui oppose Moscou à Londres mais également à Bruxelles et Washington par jeux d’alliance.

La saga a démarré avec l’empoisonnement de l’ancien espion russe, Sergueï Skripal et de sa fille, Ioulia, le 4 mars dernier à Salisbury, dans le Sud de l’Angleterre. Londres tient la Russie pour responsable de cette agression. En représaille, les Anglais ont expulsé 23 diplomates russes considérés comme des agents du renseignement “non déclarés”. La Russie a promis de répondre à cet acte, alors que le ministre anglais des Affaires étrangères a comparé la tenue du mondial de foot en Russie cet été, aux JO de Berlin organisés par Hitler en 1936.

La guerre des mots entre les anglais et les russes a atteint son paroxysme avec la réélection de Poutine. La nouvelle était attendue, l’enjeu était plutôt de savoir quel serait le taux de participation. Car il n’y avait pas de véritable opposition face à Poutine.

Des félicitations déplacées?

Dans ce contexte, il est surprenant que plusieurs dirigeants occidentaux aient décidé de le féciliciter pour sa victoire. L’un d’entre eux n‘était autre que Donald Trump. Le président américain a félicité Poutine malgré un avertissement clair de la part de son conseiller à la sécurité nationale de ne pas lui adresser de félicitations, d’après les informations du Washington Post.

En Europe, c’est le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker qui s’est fendu de félicitations officielles. Difficilement compatibles avec la demande des britanniques de faire front à 28 et d’afficher la solidarité européenne.

La ‘Poker Face’ de Draghi

Enfin le State of the Union a pris connaissance d’une étude. Des chercheurs japonnais ont utilisé un logiciel d’intelligence artificielle pour analyser les expressions faciales de Mario Draghi, le président de la Banque Centrale européenne, à la milli-seconde. Selon l‘étude, Draghi a une expression de frustration chaque fois qu’il annonce un ajustement de politique.

Mais les chercheurs ont aussi montré que Draghi cache mieux son jeu que son homologue japonnais, Haruhiko Kuroda. Pour bien cerner Draghi, les scientifiques recommandent de regarder entièrement toutes ses conférences de presse…