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Vendredi Saint : le pape exprime sa honte

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Vendredi Saint : le pape exprime sa honte

 REUTERS//Stefano Rellandini
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"Nos générations sont en train de laisser aux jeunes un monde fracturé par les divisions et les guerres, un monde dévoré par l'égoïsme dans lequel les jeunes, les enfants, les malades, les personnes âgées sont marginalisés", a regretté le souverain pontife argentin.

François a également fustigé "la lèpre de la haine, de l'égoïsme, de l'arrogance", estimant que "seul le pardon peut abattre la rancœur et la vengeance, seule l'accolade fraternelle peut dissiper l'hostilité et la peur de l'autre".

Le chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde a présidé la cérémonie du Vendredi Saint, très recueilli, les yeux fermés, assis sous un dais rouge sur une colline devant le Colisée illuminé.

Rassemblés autour de l'immense amphithéâtre, 20 000 fidèles, la plupart une bougie à la main, ont suivi dans un silence absolu la cérémonie nocturne du Chemin de croix. Dans la tradition chrétienne, le parcours de la "via Crucis" fait revivre le calvaire de Jésus, de sa condamnation à mort à sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau.

Les porteurs d'une longue croix grise se sont relayés, marchant au fond du Colisée, puis à l'extérieur de ce site emblématique des persécutions contre les chrétiens sous l'empire romain.

Le dirigeant de l'organisation catholique Caritas en Syrie, accompagné par son épouse et ses trois enfants, a porté la croix au cours de l'une des 14 traditionnelles stations du parcours. "Nous porterons toute la souffrance du peuple, des enfants, des pères et des mères de notre pays", a confié ce Syrien, Riad Sargi, avant la cérémonie.

La croix a aussi été confiée à des sœurs dominicaines irakiennes, dont sœur Geneviève Al Haday qui entendait témoigner des "martyrs chrétiens" du Moyen-Orient.