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La grève à la SNCF passée au crible

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La grève à la SNCF passée au crible

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Après les deux premières journées de "grève perlée" menées par les agents de l'entreprise ferroviaire publique française, la SNCF, euronews vous propose un retour en chiffres sur cette mobilisation.

Face à la volonté du gouvernement français de vouloir réformer la SNCF, les syndicats de la compagnie ont opté pour une méthode de grève inédite et intermittente. Ainsi 36 jours de grève sont prévus, à raison de deux jours de grève par semaine pendant trois mois.

Le taux de grévistes

La participation à la grève à la SNCF était en baisse mercredi avec un taux de grévistes établi à 29,7% "en milieu de matinée", contre 33,9% observé la veille, a annoncé la direction de la compagnie ferroviaire dans un communiqué. Le taux de conducteurs en grève a légèrement reculé, à 74%, contre 77% mardi. En revanche, il y avait davantage de contrôleurs en grève : 77%, contre 69% la veille. Idem pour les aiguilleurs, en grève à 46% (contre 39%).

Des Français qui approuvent la grève selon un sondage

L'opinion publique française semble approuver la mobilisation des cheminots, si l'on se fie à un sondage publié mercredi en fin de journée. En effet, selon les résultats de cette enquête, menée les 3 et 4 avril, 44% des personnes interrogées ont approuvé le mouvement de grève. A contrario, toujours selon cette même étude, 22% des Français questionnés ont déclaré être hostiles à ce mouvement.

Les trains en circulation

Les syndicats de la SNCF et leur appel à la grève

Bouchons cumulés en Ile-de-France

Les transports alternatifs

Recherche du terme covoiturage sur le web

Les transports alternatifs et le covoiturage pris d'assaut

Face à la grève, de nouveaux services ont vu le jour comme Autostop citoyen, lancé par la ville de Paris, Waze, Facebook et la SNCF. La solution covoiturage a séduit de nombreux usagers habituels de la SNCF mais, victime de son succès, elle n'a pas permis à tous de s'en sortir. La SNCF a fait la promotion de sa solution de covoiturage, via l'appli de sa filiale iDVROOM.

"J'ai cherché des covoiturages pendant deux jours, mais c'était pire que d'avoir une place pour les Rolling Stones ", a témoigné un usager grenoblois qui a finalement renoncé à son voyage vers Paris.

Sur le site Blablacar, mardi matin, 80 des 95 trajets proposés au départ de Lille affichaient complets. l'entreprise a constaté "deux fois plus d'inscrits, ces derniers jours, qu'une semaine normale", a indiqué Robert Morel, porte-parole de Blablacar .

Du coté des usagers, le plus difficile a été de trouver des places disponibles via les différentes alternatives. "J'actualisais en permanence le site pour trouver un trajet, dès que j'ai vu cette place, j'ai cliqué immédiatement", a raconté Pierre, 24 ans, en partance pour Paris. "Tous les trains étaient indisponibles ou complets et les bus, c'était pareil, donc la seule solution qui restait, c'était le covoiturage."

Au sein des trois compagnies de "cars Macron" actives en France, Isilines, filiale du groupe Transdev, a vu ses réservations "tripler par rapport à la normale, sur l'ensemble des lignes, tant pour les courtes distances que les Paris-Lyon ou Paris-Marseille", a indique à son directeur général, Hugo Roncal, dimanche soir. "Sur ces deux jours de grève, nous avons plusieurs dizaines de milliers de passagers en plus, c'est un niveau comparable à celui d'un 23 décembre ou une veille de 14 juillet", a-t-il précisé.

Isilines, qui exploite une centaine d'autocars au quotidien, va doubler ou tripler son offre, en mettant deux ou trois autocars au lieu d'un au départ de certains trajets. "Mais il faut relativiser: 4,5 millions de personnes prennent le train tous les jours, et nous en transportons 8 millions...en un an !", a souligne le directeur de cette entreprise.

Du côté du concurrent FlixBus, les réservations ont bondi de 60% pour mardi. "Nous étions à +40% jeudi soir, et là on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de réservations de dernière minute", a indiqué Yvan Lefranc-Morin, directeur général de FlixBus France.