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La Commission européenne veut protéger les lanceurs d’alerte

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La Commission européenne veut protéger les lanceurs d’alerte

Frans Timmermans, Premier vice-président de la Commission européenne
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REUTERS/Eric Vidal
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LuxLeaks, Dieselgate ou encore Cambridge Analytica, tous ces scandales ont pour origine des lanceurs d'alerte. C'est afin de les protéger que la Commission européenne propose une nouvelle législation.

Il s'agit de défendre ces personnes contre d'éventuelles représailles. "Les lanceurs d'alerte sont une source cruciale pour le journalisme d'investigation. C'est une forme de journalisme dont les démocraties ne peuvent pas se passer", insiste le Premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans. Actuellement 10 Etats membres assurent une pleine protection aux lanceurs d’alerte. Dans d’autres pays cette protection n’est que partielle.

Selon la Commission les entreprises de plus de 50 salariés ou qui ont un chiffre d'affaire supérieur à 10 millions d'euros devraient mettre en place des procédures pour traiter ces révélations. Ces obligations sont aussi valables pour les autorités nationales, régionales et municipales, pour les villes de plus de 10 000 habitants. Les lanceurs d'alerte devraient aussi avoir accès à des conseils juridiques gratuits. Cette protection serait offerte en cas de révélation de violation des règles dans un large éventail de secteurs comme les marchés publics, les services financiers, le blanchiment d’argent. Cette assurance serait aussi applicable pour la protection des données, de l’environnement ou du consommateur.