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Cannes : première de "Cold War" en lice pour la Palme d'or

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Cannes : première de "Cold War" en lice pour la Palme d'or

Cannes : première de "Cold War" en lice pour la Palme d'or
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Le festival de Cannes bat son plein. Jeudi soir, pour la première du film polonais "Cold War", la présidente du jury Cate Blanchet, resplendissante, Léa Seydoux, et tous les autres jurés, ont brillé sur le tapis rouge, posant longuement pour les photographes, avant de monter les marches du palais du festival pour aller découvrir, en compagnie de toute l'équipe du film, le long métrage du réalisateur Pawel Pawlikowski, déjà récompensé en 2015 par l'oscar du meilleur film étranger pour "Ida".

En lice pour la Palme d'or, le dernier opus de Pawllikowski intitulé "Cold War", raconte l'histoire d'un amour tourmenté entre Zula et Wiktor, danseuse et musicien, qui se rencontrent en Pologne dans les années 50, en pleine Guerre froide, un film tourné dans un élégant noir et blanc...

Cette histoire a été inspirée à Pawel Pawlikowski par celle de ses parents, "deux personnes aussi fortes l'une que l'autre, qui s'aiment, se détestent, se trahissent, divorcent, quittent leur pays, se rencontrent de nouveau, se remettent ensemble à l'étranger", a expliqué le cinéaste de 60 ans.

Le film s'attache aussi, à travers ces deux personnages, à "raconter le monde autour d'eux qui change, la vie sous le stalinisme, les années 50, qui étaient terribles par beaucoup de côtés, terrifiantes, mais où il y avait aussi une certaine clarté dans les rapports humains", souligne le réalisateur.

"Cold War" ne parle pas directement de politique, mais le sujet est omniprésent en arrière-plan.

Comme dans "Ida", le réalisateur a donc choisi le noir et blanc et un format d'image quasi carré pour raconter cette histoire. Mais un noir et blanc qu'il a voulu "plein de contrastes, très dramatique, et très vif tout le temps", pour pouvoir donner "une certaine allure romanesque, mythique aux choses".

"Au début, je voulais vraiment le faire en couleur pour ne pas me répéter", dit-il, soulignant que, contrairement à "Ida" (histoire d'une jeune novice qui apprend ses origines juives et part à la recherche de son passé ), il ne voulait pas d'un "film austère".

Mais "le noir et blanc me paraissait honnête comme vraie couleur pour cette période. C'était difficile de parler de couleurs, parce que la vie était assez grise".