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Daesh revendique l'attaque de Liège

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L’État islamique a revendiqué l'attaque de Liège de mardi où un délinquant multirécidiviste et radicalisé a assassiné deux policières et un étudiant.

Les enquêteurs cherchent à établir si l'assassin a pu bénéficier de complicité ou si Benjamin Herman a agi seul. La police le soupçonne d'avoir tué à coups de marteau un toxicomane la veille de son passage à l'acte.

L'assaillant était fiché par la police, il bénéficiait d'une permission et aurait dû, en principe, réintégrer mardi soir la prison où il était détenu.

Ce mercredi, toute la Belgique a rendu hommage aux victimes, les drapeaux étaient en berne et une minute de silence été observée.

À Liège, une cérémonie a eu lieu là où, en 2011, un marginal avait ouvert le feu sur la foule et tué cinq personnes avant de se donner la mort.

L'attaque de mardi a eu lieu en plein centre de Liège.

Des anonymes et des proches des victimes ont déposé des couronnes de fleurs là où les deux policières ont été assassinées.

"Lucile était une fille très souriante qui avait eu ses peines et ses tristesses dans la vie aussi, elle avait eu beaucoup de soucis" confie une dame les yeux embués de larmes. "Mais c’était une battante une fille vraiment très souriante, très lumineuse. J’ai eu un pressentiment ce jour-là et je lui ai envoyé un petit message sur Messenger. Elle n’a pas répondu et je me suis dit "c’est elle"."

Les deux policières assassinées étaient Lucile Garcia, une jeune grand-mère quinquagénaire, et Soraya Belkacem, une mère de famille qui laisse deux filles de treize ans.

Le jeune homme de 22 ans abattu par le terroriste s'appelait Cyril Vangriecken, il était sur le siège passager d'une voiture, il a été assassiné sous les yeux de sa mère.

"Cela nous sidère que ça arrive ici dans ce quartier" dit un homme. "Évidemment, ce n'était pas quelqu’un du quartier qui a fait cet attentat, c’était un marginal qu’on n'aurait peut-être pas dû relâcher."

"C’est malheureux de voir des histoires comme ça…Je ne comprends pas" s'interroge une passante.

La mairie de Liège a ouvert un registre de condoléances et le bourgmestre Willy Demeyer appelle ses administrés à rester unis.

Willy Demeyer, bourgmestre de Liège : "On les sent à la fois choqués, on les sent solidaires et on les sent aussi avec des questions par rapport à la situation de l’auteur. Il faudra que l’enquête en cours au niveau du parquet fédéral aide à répondre à ces questions."