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Aquarius : la situation à bord

Aquarius : la situation à bord
Tous droits réservés 
Par Anelise Borges
Publié le Mis à jour
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Notre correspondante Anelise Borges qui se trouve à bord de l'Aquarius fait le point sur la situation humanitaire avec les ONG SOS Méditerranée et MSF.

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Notre correspondante Anelise Borges, seule journaliste de télévision à bord de l'Aquarius, fait un point sur la situation humanitaire sur ce bateau de secours affrété par SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières.

"Nous avons parlé avec MSF de leurs préoccupations quant à la sécurité des personnes à bord", explique Anelise Borges.

"Nous devons nous assurer qu'il y aura dans les autres navires une assistance médicale appropriée, des moyens humains, des gens qui parlent la même langue que les migrants pour pouvoir comprendre les souffrances, mais aussi de quoi s'approvisionner en médicaments et en nourriture. Aujourd'hui nous avons reçu de la nourriture des autorités italiennes mais ce n'est vraiment pas suffisant pour garantir la sécurité en mer pendant tout le voyage", souligne Aloys Vimard, coordinateur pour MSF.

"On doit pouvoir donner une information claire à toutes ces personnes pour qu'elles sachent ce qui va se passer au cours des prochaines heures et durant le voyage. On doit informer tout le monde de la situation pour qu'on puisse garder le bateau sous contrôle. Une fois qu'on aura transféré une partie des personnes, le voyage de l'Aquarius devrait prendre dans le meilleur des cas entre 3 et 5 jours", rappelle Nicola Stalla, coordinateur pour SOS Méditerranée.

"Pour les personnes qui se trouvent à bord de l'Aquarius, il faut attendre encore : ils sont en mer depuis déjà trois jours maintenant. Et avant cela, ils ont dû faire face à un voyage très difficile. La majorité des passagers est passée par la Libye. Ils ont traversé la Libye dans des conditions terribles. Ils parlent de mauvais traitements subis et de violence. J'ai parlé avec l'une des passagères originaire du Nigeria qui m'a raconté ce qu'elle a vécu", ajoute notre correspondante.

"Nous étions enfermées dans une pièce. Des personnes mauvaises rentraient à l'intérieur de cette pièce et nous traitaient comme des esclaves. J'ai réussi à m'enfuir de cet endroit où nous étions au moins 300 filles. Toutes se sont enfuies. Ils nous ont menacées en disant qu'ils allaient nous faire sauter la tête avec un pistolet. On s'est enfuies", témoigne émue la jeune femme qui est enceinte.

Aujourd'hui, elle espère pouvoir refaire sa vie et trouver un travail en lien avec ses études de droit : "Je veux devenir avocate pour stopper Boko Haram. Je veux retourner là-bas pour les stopper, qu'ils arrêtent de tuer des gens."

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