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Macron, le Congrès de Versailles et l'Europe

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Macron, le Congrès de Versailles et l'Europe

Macron, le Congrès de Versailles et l'Europe
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Le président français Emmanuel Macron réunissait ce lundi le Parlement en Congrès à Versailles, pour donner le cap de son action. Comme attendu, le social a dominé un discours avare d'annonces concrètes.

Ce n'est qu'au bout d'une heure que le président a évoqué sa vision de "l'Europe de demain" : "Elle sera nécessairement une Europe des peuples. Peut-être les 28 peuples qui composent l'Union n'avanceront pas tous au même pas, mais ils se montreront capables d'agir ensemble", a concédé le chef d’État, ouvrant la voie à une "Europe à deux vitesses".

C'est dans ce cadre que le président a évoqué le principal défi électoral qui attend sa majorité : les élections européennes de 2019. "La frontière véritable qui traverse l'Europe est celle aujourd'hui qui sépare les progressistes des nationalistes", a assuré Emmanuel Macron.

"Le combat est clairement posé. Il sera au cœur des enjeux de l'élection européenne de 2019, qui appartient à ces scrutins qui sont aussi des tournants. Et comme au cœur de toute menace, naît une grande opportunité. C'est sur cette crise que nous fonderons les clés de la puissance européenne, de l'indépendance européenne, de la conscience européenne de demain après 70 ans de paix qui nous ont trop souvent conduit à perdre de vue le sens même de l'Europe", a conclu le président.

Plusieurs élus de l'opposition, dont tous ceux de la France insoumise et certains parlementaires de droite, ont boycotté le discours en dénonçant une "monarchie présidentielle" ou le coût de l'événement, estimé à 300 000 euros.

La convocation du parlement par le président a été permise par la révision constitutionnelle de Nicolas Sarkozy 2008. Emmanuel Macron, qui l'a rendu annuelle, souhaite dès l'an prochain pouvoir répondre aux élus après son discours. Il devra pour cela amender la révision constitutionnelle.