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La réponse du Nicaragua

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La pression internationale s'accentue sur le Nicaragua. Au pouvoir depuis 2007, Daniel Ortega et son épouse, l’actuelle vice-présidente, sont accusés de corruption et de mener le pays de façon autocratique. A l'occasion d'une réunion à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, Euronews a interrogé le ministre nicaraguayen des politiques nationales Paul Oquist.

Euronews :

"Désormais c'est le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme qui demande au gouvernement du Nicaragua de mettre un terme aux violences d'Etat ainsi que le démantèlement des groupes paramilitaires."

Paul Oquist :

"C'est le même Haut-Commissaire qui dit que les forces gouvernementales sont responsables de la grande majorité des victimes, des affirmations basées sur rien, sur des sources locales qui sont partiales depuis des décennies. Ce sont des généralisations non confirmées qui n'aident pas à une issue pacifique..."

Euronews :

"Mais si on ne peut pas croire l'ONU, qui peut-on croire?"

Paul Oquist :

"Ces rapports sur les droits fondamentaux ne prennent pas en compte les acteurs non étatiques. C'est une tentative de coup d'Etat. Dans ces rapports ils ne trouveront pas les atrocités que ces groupes ont commis".

Euronews :

"Peut-on envisager une démission du président Daniel Ortega et des élections anticipées?"

Paul Oquist :

"C'est la position des partisans d'un coup. Pourquoi le président devrait renoncer? Parce que des personnes mettent des barricades dans la rue? Cela ne réglera pas le problème, pourquoi? Parce que les pro-gouvernementaux savent aussi construire des barricades dans la rue. Si on pousse un gouvernement vers la sortie à cause de barricades alors il n'y aura jamais la paix au Nicaragua".