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L'ami Orban en visite en Israël

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Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a entamé mercredi en Israël une visite officielle qui suscite des controverses pour certaines de ses positions jugées antisémites.

M. Orban doit avoir des entretiens jeudi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et se rendra à Yad Vashem, le Mémorial de la Shoah à Jérusalem et au Mur des Lamentations à Jérusalem-Est annexée. Aucun entretien n'est prévu avec des responsables palestiniens en Cisjordanie occupée.

"Cette visite va permettre de promouvoir les bonnes relations bilatérales qui se sont traduites par le soutien aux positions d'Israël dans des forums européens et internationaux tout en soulignant l'importance de la lutte contre l'antisémitisme", a indiqué le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué annonçant cette visite.

Au pouvoir depuis dix ans, M. Orban est accusé d'avoir attisé l'antisémitisme en Hongrie lors de la campagne lancée contre le milliardaire juif américain d'origine hongroise George Soros.

Mais lors de la première visite en Hongrie depuis la chute du communisme en 1989 d'un chef de gouvernement israélien l'an dernier, M. Netanyahu avait remercié son homologue de son "soutien à Israël".

M. Netanyahu s'est rapproché des pays du groupe surnommé Visegrad (la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République Tchèque), dont les positions nationalistes irritent les autres pays de l'Union européenne.

Le communiqué des Affaires étrangères a rappelé que lors de sa visite en Hongrie, M. Netanyahu avait rencontré les quatre chefs de gouvernement de ce groupe.

"A cette occasion le Premier ministre Orban s'est engagé à protéger la communauté juive hongroise contre les manifestations d'antisémitisme et exprimé ses regrets pour les actions de la Hongrie à l'époque de la Shoah", a ajouté le communiqué.

Ce rapprochement diplomatique s'est notamment traduit en décembre par l'abstention de la Hongrie lors du vote à l'ONU qui a condamné la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d'Israël. Avec la République Tchèque et la Romanie, la Hongrie a également bloqué en mai une déclaration de l'UE critiquant la décision du président américain Donald Trump de déménager l'ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

M. Orban a suscité des critiques en lançant une campagne très agressive visant George Soros, né à Budapest et chef de la fondation Open Society, qui finance de nombreuses ONG en Hongrie et dans le monde.

Des membres de la communauté juive hongroise, une des plus importantes d'Europe avec 100.000 personnes, ont accusé M. Orban d'encourager ainsi l'antisémitisme.

M. Orban s'était défendu en assurant que la campagne visait les opinions de M. Soros et que la Hongrie faisait preuve d'une "tolérance zéro" envers l'antisémitisme.

M. Netanyahu a lui aussi dénoncé M. Soros pour son soutien à des ONG hostiles au gouvernement israélien.

Avec AFP