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Perturbations en vue sur la Transalpine Lyon-Turin

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Perturbations en vue sur la Transalpine Lyon-Turin

Perturbations en vue sur la Transalpine Lyon-Turin
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Voilà trente ans que le dossier est sur la table et qu’il alimente des débats houleux : la ligne ferroviaire grande vitesse Lyon-Turin. Ce projet, présenté comme la seule alternative au fret routier qui menace l’équilibre environnemental des Alpes, a déjà donné lieu à cinq accords entre la France et l’Italie depuis 1996.

Mais après quatre ans de travaux, tout pourrait s’arrêter. Ca coince en effet côté italien depuis l’arrivée au pouvoir du Mouvement 5 étoiles, hostiles depuis toujours à la liaison transalpine.

Un réel pas en arrière moins d'un an après un sommet franco-italien au cours duquel Emmanuel Macron et Paolo Gentiloni, l'ex-président du Conseil italien, avaient affirmé leur plein engagement pour que le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin soit mené à bien.

La Transalpine Lyon-Turin est le maillon central du corridor ferroviaire transeuropéen, Lisbonne-Kiev. Il s'agit d'un tunnel creusé sous les Alpes, long de 57 km (45 km coté français et 12,5 km côté italien) et qui relie Saint-Jean de Maurienne à Suse.

Le coût de l'investissement atteint 8,6 milliards d’euros répartis entre la France, l'Italie et l’Union européenne qui finance le volet international du programme et prend ainsi à sa charge 3,4 milliards d'euros du coût total de construction du tunnel.

En Italie, les habitants du Val de Suse (Ouest de Turin) s’opposent régulièrement et souvent avec véhémence à ce projet de tunnel qu'ils considèrent inutile, bien trop onéreux et destructeur pour l’environnement.

Mais les partisans de ce chantier titanesque avancent l'argument que près de trois millions de poids lourds traversent chaque année les Alpes franco-italiennes. La ligne Lyon-Turin qui, à partir de 2028, est censée transporter 40 millions de tonnes de marchandises par an entre la France et l'Italie, est donc, selon eux, la seule solution pour désengorger les vallées des Alpes de camions.

Quant à la Commission européenne, elle estime que ce projet permettra d'injecter plusieurs milliards d’euros dans l’économie régionale et locale et de créer plus de 15 000 emplois directs et indirects.