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Gaza : encore des morts dans des frappes israéliennes, le Hamas se rend au Caire

Une frappe aurait touché un camp des réfugiés
Une frappe aurait touché un camp des réfugiés Tous droits réservés Ismael Abu Dayyah/Copyright 2024 The AP All rights reserved
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Par Serge Dubois, David O'Sullivan avec agences
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Le ministère de la santé de Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que 32 personnes ont été tuées et 41 blessées au cours des derniers 24 heures.

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Une frappe israélienne à la limite sud de la bande de Gaza a tué au moins trois personnes, tandis que trois autres ont été tuées après une frappe sur un camp de réfugiés, selon des responsables d'hôpitaux palestiniens. 

Au moins 34 654 Palestiniens ont été tués et 77 908 blessés depuis le début de l'opération israélienne, a déclaré le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, dans un communiqué. Le ministère a ajouté que 32 personnes ont été tuées et 41 blessées au cours de la dernière période de 24 heures.

Délégation du Hamas au Caire, optimisme prudent

Ces frappes surviennent alors qu'une délégation du Hamas devait se rendre en Égypte pour poursuivre les pourparlers avec Israël. Les sources égyptiennes et palestiniennes ont exprimé un optimisme prudent quant à l'issue possible de ces consultations.

Un porte-parole du Hamas a déclaré à Al Jazeera que les pourparlers sur le cessez-le-feu menés sous la médiation du Qatar et de l'Égypte se poursuivaient et que l'assaut israélien prévu sur Rafah était un "élément clé".

De son côté, un haut responsable israélien a déclaré qu'Israël n'enverrait une délégation au Caire pour des négociations sur une trêve à Gaza que s'il y avait un "mouvement positif" sur un cadre pour un accord de prise d'otages.

"Ce que nous recherchons, c'est un accord sur un cadre pour un éventuel accord sur les otages", a déclaré ce responsable à l'AFP sous le couvert de l'anonymat.

Les négociations ont été entravées par le fait que le Hamas exige depuis longtemps qu'Israël s'engage à mettre fin à son offensive et qu'Israël insiste pour reprendre ses opérations de démantèlement du Hamas après toute trêve.

Netanyahou persiste et signe sur Rafah

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu'**il y aurait une nouvelle opération militaire terrestre dans la ville de Rafa**h, au sud de Gaza, même si un accord était conclu. Les médias israéliens ont rapporté samedi que sa position restait inchangée malgré le dernier cycle de négociations, note la BBC.

Les États-Unis, principal allié diplomatique et militaire d'Israël, sont toutefois réticents à l'idée d'une nouvelle offensive qui pourrait faire de nombreuses victimes civiles et aggraver la crise humanitaire, et ont insisté pour qu'un plan de protection des Palestiniens déplacés soit d'abord mis en place. On estime à 1,4 million le nombre de personnes qui ont trouvé refuge à Rafah après avoir fui les combats dans le nord et le centre de la bande de Gaza.

En dépit de ces réticences, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré que la façon dont Netanyahou gère la guerre entre Israël et le Hamas reflète la position d'une "grande majorité d'Israéliens", rapporte le Times of Israel.

Le Times of Israel cite les propos de M. Blinken lors d'un événement en Arizona : "C'est un gouvernement compliqué. C'est un exercice d'équilibre quand on a une coalition. Et si vous ne regardez que la politique, c'est quelque chose qu'il doit prendre en compte".

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