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Gênes, du chagrin à la colère

Gênes, du chagrin à la colère
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"Nous sommes ici dans une ville de Gênes toujours en deuil. Le chagrin est sur le point de laisser la place à la colère. Parce que ici en Italie, en 2018, dans une ville portuaire influente, un des monuments de la ville a pu être laissé à l'abandon et s'effondrer aussi facilement. Il y a beaucoup de colère, beaucoup de questions aussi pour savoir qui est responsable de ça. Sur les 38 personnes officiellement décédées dans l'accident, les familles de seulement 17 d'entre elles ont accepté la proposition du gouvernement de prendre en charge les funérailles. Les membres des autres familles pensent que le gouvernement au niveau local ou national ont forcément une part de responsabilités dans l'état du pont Morandi et ne veulent donc pas accepter d'argent de leur part. Les familles des victimes mais également les Gênois ont été très critiques avec les dirigeants nationaux qui sont venus à Gênes ces derniers jours, des hommes politiques comme Matteo Salvini ou Giuseppe Conte, qui se sont servis du drame comme d'une plate-forme publique pour leurs grands discours politiques plutôt que d'apporter leur soutien aux victimes et de viser les responsables de l'effondrement de ce pont."