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Pont Morandi : le président du port de Gênes inquiet

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Pont Morandi : le président du port de Gênes inquiet

Pont Morandi : le président du port de Gênes inquiet
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Avant l'effondrement du pont Morandi, les résultats du port de Gênes étaient positifs. Paolo Emilio Signorini, le président du port génois, explique : "L'année dernière, nous avons eu une augmentation de 15% des volumes des conteneurs dans le port de Gênes. Nos conteneurs peuvent porter de lourdes charges. Cette année, nous avons enregistré une augmentation du trafic de 5%, mais avec l’effondrement du pont, il n'y aura pas d'augmentation du tout. Nous pensons que nous risquons d’atteindre une perte de trafic de 10%."

Un nouvel itinéraire indispensable

Maintenant, il espère qu'une route sera construite pour accéder au pont. "Notre avenir dépend de la capacité de l'Italie a construire une nouvelle route le long de la mer pour les camions. Avant la catastrophe, le pont Morandi était emprunté par 1 000 à 1 500 camions par jour. Ces camions doivent avoir une nouvelle route alternative. Si cette alternative pouvait fonctionner correctement, alors nous pourrions faire face à l’effondrement du pont. Si aucun itinéraire alternatif n'est proposé, les routes qui existent vont être bondés et rendrons l'accès au port difficile. C'est à ce moment là que nous connaîtrons des pertes importantes."

"Nous essayons de travailler 24 heures sur 24"

Depuis la catastrophe, le personnel portuaire est mobilisé selon Paolo Emilio Signorini : "Au port, nous essayons de travailler 24 heures sur 24. Si nous pouvons utiliser nos terminaux et nos camions toute la nuit, cela réduira considérablement la congestion et nos pertes. Le problème est que travailler la nuit entraîne des frais supplémentaires pour les terminaux, les camions et les entreprises."

Des fonds gouvernementaux pour aider le port ?

Pour le président du port, le gouvernement doit se mobiliser : "Ces surcoûts pourraient être compensés par des fonds gouvernementaux. Je pense que le gouvernement peut dédier de l'argent à des entreprises privées pour compenser ces coûts."