DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Mondiaux d'athlétisme 2019: Coe ne s'attend à aucun boycott à Doha

Vous lisez:

Mondiaux d'athlétisme 2019: Coe ne s'attend à aucun boycott à Doha

Mondiaux d'athlétisme 2019: Coe ne s'attend à aucun boycott à Doha
Taille du texte Aa Aa

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme Sebastian Coe a assuré dimanche à Jakarta qu'il ne voyait "aucune raison" à un boycott des Championnats du monde 2019, organisés au Qatar, en conflit avec ses voisins du Golfe depuis plus d'un an.

"Je veux que toutes les fédérations soient présentes. Il n'y a aucune raison qu'elles ne soient pas là. Les tensions politiques émergent de temps en temps", a assuré le patron de l'IAAF en marge des Jeux asiatiques en Indonésie.

"Il est important que le sport conserve sa primauté. Si vous n'êtes pas prudent, les partenariats établis en fonction de la politique peuvent se révéler éphémères. Je suis certain que tout le monde sera au Qatar."

Depuis plus d'un an, les pays voisins du Qatar, l'Arabie saoudite en tête, ont rompu leurs liens avec Doha. Ils l'accusent de "financer le terrorisme" et lui reprochent de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival de royaume saoudien, chef de file des monarchies du Golfe. Des accusations que Doha dément.

S'il n'y a pas de boycott aux Mondiaux-2019 (29 septembre-6 octobre), Coe n'est cependant pas sûr de la présence à Doha de la Russie, suspendue depuis novembre 2015 en raison de la mise en place d'un système de dopage institutionnalisé.

- Incertitude pour la Russie -

"La réponse la plus honnête, c'est que je ne sais pas", a expliqué le Britannique double médaillé d'or olympique sur 1500 m (1980, 1984).

"Nous attendons toujours que l'AMA détermine si le laboratoire de Moscou est en conformité avec le règlement ou pas... Ils vont nous présenter un rapport en novembre. Mais il est clair que le processus qui a été enclenché ira jusqu'au bout", a-t-il assuré ensuite.

Fin juillet, à dix jours du début des Championnats d'Europe de Berlin, l'IAAF n'avait pas donné son feu vert à la réintégration de la Russie, arguant que plusieurs conditions n'étaient toujours pas remplies pour permettre à la Fédération russe de reprendre sa place dans le concert des nations de l'athlétisme.

L'IAAF attend ainsi le paiement par la partie russe du coût provoqué par cette crise, incluant le fonctionnement de la Task Force et les divers recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), une reconnaissance par les autorités russes des conclusions du rapport McLaren, qui a établi en 2016 l'existence d'un système de dopage d'Etat entre 2011 et 2015, et enfin l'accès au laboratoire de Moscou et aux échantillons prélevés entre 2011 et 2015.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.