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Chemnitz : la colère perdure

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C'est aux cris de " Nous sommes le peuple ! " qu'ils ont de nouveau manifesté à Chemnitz... Depuis le meurtre d'un homme dimanche, attribué à deux jeunes demandeurs d'asile, la petite ville est-allemande s'est embrasée, et un mouvement de la droite radicale en appelle régulièrement à des rassemblements.

Celui-ci a eu lieu devant le stade local, alors qu'à l'intérieur se tenait une réunion publique en présence du chef du gouvernement régional. Michael Kretschmer, qui appartient au parti conservateur d'Angela Merkel, a demandé une minute de silence pour la victime, avant de tenter l'apaisement face à des habitants qui se disent victime d'amalgames.

" Lors de mes rencontres aujourd'hui et ces derniers jours ici à Chemnitz, j'ai parlé à beaucoup de personnes qui ont le sentiment d'être traitées injustement, a déclaré le Premier ministre du land de Saxe. J'ai rencontré énormément de gens qui m'ont dit : nous ne sommes pas des militants d'extrême droite. Et je veux leur dire que je le sais bien. "

Il est pourtant des signes, comme le salut hitlérien fait par certains lors d'une manifestation précédente, qui suscitent le malaise dans une ville où les étrangers ne représenteraient que 7% de la population. Mais les arguments semblent faire mouche...

" Quand vous voyez tout ce qu'obtiennent les demandeurs d'asile comparé aux personnes âgées, aux pauvres, aux jeunes, aux Allemands.... Et ça, ce sont des faits ! clame un manifestant. Je n'ai pas besoin d'en dire plus. Pas étonnant que la colère éclate. "

En Saxe, le parti anti-migrants Alternative pour l'Allemagne, qui accuse le gouvernement d'Angela Merkel d'avoir trop longtemps nié le problème, est le premier parti et pèse 27% des voix.