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Loi " Uber " : les taxis portugais ne désarment pas

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Loi " Uber " : les taxis portugais ne désarment pas

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Ils sont mobilisés depuis six jours et n'entendent rien lâcher... Au Portugal, les chauffeurs de taxi réclament le retrait de la loi dite "Uber" qui doit entrer en vigueur en novembre, une loi qui autorise et réglemente l'activité des VTC. Pour faire pression, 1600 taxis ont investi le centre le Lisbonne. Ils sont aussi plusieurs centaines à Porto et Faro.

" Je suis ici depuis mercredi, depuis la première heure, le premier jour. J'ai dormi dans ma voiture qui est là ", nous dit l'un d'eux. " Nous nous sentons lésés par la nouvelle loi qui ne régule pas le nombre de ces VTC et ne légifère pas non plus sur leurs tarifs. "

" Je vais rester ici jusqu'à ce que le gouvernement prenne une décision ", assure un autre.

La loi a beau prévoir que les plateformes comme Uber, Cabify et Taxify reversent 5% des courses sous forme de taxe, les taxis se disent menacés et estiment à 30 000 le nombre de postes en danger. À l'aéroport de Porto, ils assurent un service minimum et les voyageurs en sont quittes pour une longue file d'attente.

" Ça arrive dans de nombreuses villes à travers le monde, donc ce n'est pas si inhabituel ", relativise un touriste.

" Des Uber sont disponibles ? Je vais prendre un Uber alors ! ", réagit un autre. " Je suis obligé, sinon j'aurais pris un taxi. "

Cette année, la grogne anti-VTC a gagné la Grèce, la Belgique et l'Espagne. Certains pays, comme la Bulgarie, le Danemark et la Hongrie, ont fait le choix de l'interdiction. Dans d'autres comme l'Allemagne, l'interdiction est partielle.