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Uber et Cabify cessent leurs activités à Barcelone

Uber et Cabify cessent leurs activités à Barcelone
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Les géants internationaux Uber et Cabify ont suspendu leurs services à Barcelone à la suite d'un règlement adopté par le gouvernement régional catalan.

La nouvelle loi oblige les clients à faire appel à leurs services 15 minutes avant leur voyage et empêche les applications mobiles d'exploiter la géolocalisation de leur flotte. L'arrêt des activités des deux géants du transport pourrait mettre en péril 3 000 emplois.

Une régulation progressive d'Uber

Initialement, ces plateformes opéraient comme de simples intermédiaires entre usagers et conducteurs indépendants mais la législation espagnole a obligé les chauffeurs à disposer de licences de chauffeurs professionnels. Ces licences sont désormais principalement entre les mains de quelques sociétés qui mettent à disposition d'Uber et de ses concurrents leur énorme flotte de véhicules et leurs chauffeurs. Ces derniers sont donc menacés de perdre leur emploi.

La pression des taxis

Cette nouvelle législation est due, selon eux, à la pression exercée par les taxis qui sont en grève depuis le 21 janvier. D'après Fernando Gatell, directeur d'une société de chauffeurs, "les taxis ont kidnappé la ville de Barcelone" et ont "obligé les politiciens à adopter une loi sur mesure".

Les chauffeurs de taxi réclamaient la mise en place d'un ratio de 1 licence VTC délivrée pour 30 licences de taxi. Ces nouvelles règles sont l'occasion de faire une pause dans leur mouvement social.

«Nous n’avons pas gagné la bataille, nous en avons gagné une partie" déclare un chauffeur de taxi. "Voyons combien de temps cela dure. Au moins, nous serons détendus pendant un moment, mais si le gouvernement change, nous verrons. Il y a beaucoup d'intérêts et de corruption derrière », conclue-t-il.

Deux modèles face à face

D'après David Ortega, professeur à l'EADA les taxis ont "un modèle obsolète et traditionnel", alors que les VTC ont "un modèle commercial basé sur la pénétration du marché". Lorsque le législateur se rendent compte de la force des VTC, "il est déjà très difficile de prendre des décisions».

Le gouvernement catalan aurait par ailleurs promis aux plateformes VTC de fermer les yeux sur l'une des principales mesures de la nouvelle loi, à savoir le temps d'attente convenu de 15 minutes s'ils acceptaient le décret. Sans succès.