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"Pendre les Blancs" : les paroles d'une chanson de rap suscite un tollé

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"Pendre les Blancs" : les paroles d'une chanson de rap suscite un tollé

"Pendre les Blancs" : les paroles d'une chanson de rap suscite un tollé
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Il était inconnu au bataillon, il aura finalement réussi à avoir sa polémique. Lui c'est Nick Conrad, un rappeur de région parisienne. Dans un de ses clips, l'artiste au "blaze" qui sent bon les séries télé américaines appelle à "pendre les blancs".

Une vidéo de neuf minutes tournée à Noisy-Le-Grand en Seine-Saint-Denis (93) où l'on peut voir un "Blanc" pendu au bout d'une corde, suivi d'une autre séquence, où Nick Conrad enfonce un revolver dans la bouche d'un autre homme.

Les paroles, également, sont sans détours : "Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands. Fouettez-les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang."

Après quelques heures, en fin de journée mercredi, YouTube a retiré le clip de toutes leurs plateformes. Mais la polémique, initiée par des utilisateurs de Twitter a fait réagir de nombreux politiques.

Sans surprise, c'est le très connecté député du Rassemblement National (RN), Gilbert Collard, qui a allumé la mèche. Quelques minutes plus tard, c'est Bruno Retailleau, le sénateur LR de Vendée, qui s'est alarmé via les réseaux sociaux.

Des appels au gouvernement qui ont atteint leur but. Depuis Tourcoing Gérard Collomb a commenté. "C'est totalement inadmissible des paroles comme cela. En plus lorsqu'on est rappeur on a des jeunes parmi ses auditeurs et donc, petit à petit, cela imprime les esprits et donc c'est comme cela qu'on aboutit ensuite aux pires perversions de notre société". Même son de cloche du côté de Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Dans l'après-midi, Nick Conrad, chanteur au 368 abonnés sur Youtube, s'est toutefois défendu d'appeler à la haine et de vouloir faire "le buzz". "J'ai décidé d'inverser le système de manière à ce que tout le monde, Blancs et Noirs, se rende compte de la situation qui nous marque tous", a-t-il dit à RTL. "C'est un message d'amour en profondeur, plus qu'un message de haine".

Pas sur que la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah, rattachée au Premier ministre) ait compris le sens "caché" des paroles. Elle a affirmé avoir saisi le Procureur de Paris pour "incitation à la haine raciale".