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Chemnitz : démantèlement d'une cellule néonazie qui planifiait des attaques

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Chemnitz : démantèlement d'une cellule néonazie qui planifiait des attaques

Chemnitz : démantèlement d'une cellule néonazie qui planifiait des attaques
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C'était à la fin du mois d'août dernier, l'extrême droite dans les rues de Chemnitz, en Allemagne. Des manifestations violentes pour s'opposer à l'arrivée de migrants dans le pays.

Un mois plus tard, les autorités allemandes viennent de démanteler un groupuscule néonazi qui s'apprêtait à commettre des attaques dans le pays.

Autoproclamé "Révolution Chemnitz", le groupe de sept hommes visait des étrangers, certainement le 3 octobre lors des célébrations de la réunification.

"Les communications ont été dissimulées. Elles prouvent que les accusés ont uni leurs forces pour mener des attaques violentes et des attaques armées non seulement contre des étrangers mais aussi contre des membres de différents courants politiques. Les échanges prouvent que les accusés ont déjà fait d'importants efforts pour se procurer des armes à feu et tout cela de manière très planifiée.", a expliqué Frauke Köhler, porte-parole du procureur fédéral.

Selon, les enquêteurs, ces hommes âges de 20 à 31 ans font partie des milieux skinhead et hooligan. Leur groupe se serait constitué immédiatement après les manifestations de Chemnitz. Des révélations inquiétantes dans un pays où le discours xénophobe anti-migrants se banalise.

Mai Horst Seehofer, le très droitier ministre de l'Intérieur allemand, veut au contraire y voir une preuve que les autorités luttent efficacement contre ces groupuscules.

"C'est l'effet de notre politique de tolérance zéro sur les radicaux de droite et l'extrémisme de droite et c'est pourquoi il est juste que les autorités policières et judiciaires agissent avec autant de détermination."

Lors des manifestations de Chemnitz, la police avait été mise en cause. Des fonctionnaires avaient été accusés d'avoir fait fuiter des documents à l'extrême droite, rajoutant encore de l'huile sur le feu.