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Majorque : la polémique après les inondations

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Majorque : la polémique après les inondations

Majorque : la polémique après les inondations
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A Saint Lorenc aux Baléares, le torrent a tout emporté sur son passage, charriant de la boue, des voitures, des arbres déracinés... Cette femme raconte l'enfer qu'a vécu sa mère âgée.

"Elle est allée dans la cuisine pour voir pour voir d'où l'eau venait et quand elle s'est retourné elle a vu des trombes d'eau incroyables et elle s'est dit qu'elle devait partir par une fenêtre, et il y avait de la boue jusque là, les meubles en bazar, partout, les habits, les photos, tout tout était sans dessus dessous", raconte

A l'intérieur des maisons, c'est le chaos. Il faudra du temps pour gommer les dégats de ces inondations inhabituelles. les habitants s'entraident pour déblayer un maximum de boue dans les maisons.

Le torrent est monté subitement mardi soir en raison des pluies diluviennes. Les riverains ont à peine eu quelques secondes pour se mettre à l'abri du courant qui a tout emporté sur son passage. Cet homme s'est fait une grosse frayeur.

Un torrent dont les eaux sont montées subitement mardi soir en raison des pluies diluviennes a pris de court les 8.000 habitants de ce village situé à quelque 10 kilomètres de la côte. Leur laissant à peine quelques secondes pour se mettre à l'abri du courant qui a tout emporté sur son passage.

"J'étais en train de filmer le torrent, et quand j'ai vu qu'il allait passer au dessus du pont, j'ai arrêté mon téléphone et j'ai eu très peur. Je suis retourné sur la route mais à ce moment là l'eau arrivait derrière moi. J'ai été pris par la vague devant et la vague derrière et je suis restée dans la voiture qui flottait".

Le dernier bilan humain est lourd. Dix personnes ont péri dans ces inondations et au moins 3 sont portées disparues alors que la polémique enfle sur de graves erreurs de coordination et d'urbanisme. Une association Ecologistes point notamment du doigt le non-respect de la législation interdisant de construire dans les zones inondables.

900 personnes, dont des plongeurs, sont toujours mobilisées pour les recherches et le nettoyage et face à l'ampleur de la catastrophe le gouvernement espagnol a décrété trois jours de deuil.