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Affaire Khashoggi : Trump admet la mort du journaliste

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Affaire Khashoggi : Trump admet la mort du journaliste

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Il s’était montré jusque-là plutôt avare de commentaires sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Mais pour la première fois depuis le début de l’affaire, le président des États-Unis Donald Trump semble dévoiler le fond de sa pensée :

"Croyez-vous que M. Khashoggi est mort ?", lui demande un journaliste. "Ça m'en a tout l'air, oui. C'est très triste".

Les Etats-Unis avaient toujours choisi la politique de la prudence, pour ménager l’Arabie saoudite, l’un de leurs plus grands alliés au Moyen-Orient, et ce, malgré les accusations qui accablent de plus en plus le rôle de Riyad dans la disparition du journaliste. Contrats d’armement, endiguement de l’influence iranienne… Difficile pour Washington de se mettre à dos le partenaire saoudien. Le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a nuancé les déclarations de Trump en offrant à Riyad, un délai supplémentaire pour justifier cette disparition survenue au consulat saoudien d’Istanbul :

"J'ai dit au président Trump que nous devrions donner à l’Arabie saoudite quelques jours de plus pour leur enquête, afin que nous comprenions parfaitement les faits et que nous puissions réagir au mieux à cet incident".

Washington dit désormais attendre les enregistrements détenus par la Turquie et qui prouveraient l'assassinat du journaliste. La presse américaine aurait identifié l’un des agents envoyés au consulat saoudien d’Istanbul pour exécuter Jamal Khashoggi. Il ferait partie de l’entourage de Mohammed ben Salmane, prince héritier de l’Arabie saoudite, et cible des critiques du journaliste exilé aux Etats-Unis depuis 2017.