DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Grayson Perry, l'art de la dualité

Vous lisez :

Grayson Perry, l'art de la dualité

Grayson Perry, l'art de la dualité
@ Copyright :
REUTERS/Philippe Wojazer
Taille du texte Aa Aa

C'est un artiste autant connu pour ses oeuvres que pour ses performances.

Grayson Perry ne se défait jamais de Claire, son alter ego, pour présenter son travail, comme ici, à la Monnaie de Paris. L'exposition "Vanité, identité, sexualité", interroge les représentations comme se plaît souvent à le faire le plasticien britannique, qui n'hésite pas à mêler sculptures, céramiques, et tapisseries. Un peu de kitsch et beaucoup de second degré pour celui qui est devenu une véritable icône pop Outre-Manche, et qui bouscule les codes du monde de l'art.

"Quand j'ai gagné le prix Turner, en 2003", explique Grayson Perry, "la première chose qu'un journaliste m'a demandée, c'était : "êtes-vous un artiste sérieux ou un personnage futile ?". C'était intéressant qu'il oppose les deux, qu'il y voit un fossé, parce que je ne pense pas être le premier artiste au monde à manier l'humour ou à me travestir, mais pour lui ces deux aspects étaient incompatibles, en gros. Et je me suis dit : " C'est intéressant, je peux en jouer ". Et chaque fois que quelqu'un me lance un mot insultant, même de manière inconsciente, j'en joue. Et j'ai toujours pensé : je suis les deux et c'est à vous de faire avec".

Ce père de famille explore les thèmes qui lui sont chers depuis des décennies : identité, perception des rôles masculin-féminin, ou encore écoute de ses émotions. A 58 ans, Grayson Perry a sublimé les souvenirs d'une enfance meurtrie en une oeuvre aussi haute en couleurs que grinçante.