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Ryad, acculé, reconnaît la mort du journaliste Khashoggi

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Ryad, acculé, reconnaît la mort du journaliste Khashoggi

Ryad, acculé, reconnaît la mort du journaliste Khashoggi
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L'Arabie saoudite a reconnu pour la première fois ce samedi que le journaliste Jamal Khashoggi a effectivement été tué à l'intérieur de son consulat à Istanbul, en Turquie. Il aura fallu attendre 17 jours pour en arriver à ce qui ressemble à un aveu. Mais les versions varient toujours au sommet de l'Etat saoudien : certains responsables parlent d'une mort par strangulation, d'autres d'une rixe qui aurait abouti à la mort du journaliste.

18 suspects ont été arrêtés, tous Saoudiens. Et deux hauts responsables ont été limogés, dont Ahmed al-Assiri, directeur adjoint des services de renseignements saoudiens. Euronews l'avait rencontré en mars dernier. Il fait partie du cercle le plus proche des collaborateurs du prince héritier Mohammed Ben Salmane, surnommée MBS. Également mis sur la touche, Saud al-Qahtani, important conseiller à la cour royale.

L'image de l'Arabie saoudite est d'ores et déjà ternie, le pouvoir de MBS semble vaciller. Et un groupe de journalistes turco-arabe a exigé ce samedi qu'en plus des 18 personnes arrêtées, les vrais responsables de cet assassinat soit condamnés.

La Turquie se dit prête à tout révéler sur les circonstances particulièrement sordides de la mort du journaliste.

A Washington, le président Donald Trump salue l'annonce de Ryad comme "un pas très important". Ce qui s'est passé est "inacceptable" dit-il, mais nous n'allons pas "sacrifier 110 milliards de dollars de contrats" et les emplois qui vont avec.

Le président américain doit aussi compter avec la pression des militants des droits de l'homme qui manifestent jusque sous ses fenêtres, devant la Maison Blanche.