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Contre Riyad, les timides pressions de l'UE

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Contre Riyad, les timides pressions de l'UE

Contre Riyad, les timides pressions de l'UE
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Bruxelles n’est pas satisfaite des explications de Riyad sur la mort de Jamal Khashoggi. Des questions restées sans réponse et des zones d’ombre sur lesquelles l’Arabie saoudite évite de faire la lumière.

L’Union européenne tente de faire entendre sa voix dans cette affaire, et a rappelé sa principale exigence : celle d’une enquête transparente.

"N’importe où dans le monde, porter atteinte à un journaliste est un crime contre la liberté d’expression. C’est un crime contre notre société et notre mode vie, et en Europe, contre nos principes et nos valeurs. C’est un crime contre nous tous", a déclaré Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne.

Mais au Parlement, certains demandent moins de discours et souhaitent plus d’actions, voire une rupture avec la diplomatie actuelle : le chef des libéraux Guy Verhofstadt demande un changement de cap dans la politique étrangère européenne et un arrêt des exportations d’armes vers l’Arabie saoudite.

A New York, même son de cloche aux Nations unies : malgré les différents appels à la vérité, difficile de trouver une position commune entre tous les États.

"J'ai été déçu de voir à quel point cet appel n'a pas été pris en compte par les États, et je demande à tous de mettre fin à l'impunité des crimes commis contre les journalistes. Que ce soit le Conseil de sécurité, le Conseil des Droits de l'Homme, ou le Secrétariat Général, tous doivent intervenir contre les attaques qui ciblent la presse", commente David Kaye, rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'opinion et d'expression.

Ce mardi, plusieurs membres de la famille de Khashoggi ont été reçus au palais du roi saoudien et du prince héritier. Comme une tentative de redorer son image, alors que Riyad est la cible de toutes les critiques.