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Affaire Khashoggi : l'ex-fiancée s'exprime

Affaire Khashoggi : l'ex-fiancée s'exprime
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Par Euronews
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L'ex-fiancée de Jamal Khashoggi a confié que le journaliste avait peur de se rendre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Elle avoue aussi se sentir "coupable".

Jamal Khashoggi était préoccupé à l'idée de se rendre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre, lorsqu'il a été assassiné. C'est ce qu'a dévoilé celle qui était censée l'épouser bientôt, Hatice Cengiz. Mais finalement le journaliste lui avait confié qu'il ne pensait pas que les autorités pourraient lever la main sur lui dans un pays étranger. Il avait donc décidé de s'y rendre pour obtenir des documents nécessaires au mariage. Aujourd'hui, celle qui était sa fiancée se sent responsable. 

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"Si j'avais su que quelque chose de ce genre allait se produire, j'aurais été d'accord pour ne pas me marier avec lui et je n'aurais jamais voulu qu'il entre dans le consulat, confie Hatice Cengiz. Parce que j'ai une énorme responsabilité émotionnelle, une conscience émotionnelle."

On connaît la suite : la pression internationale est montée, le président Trump a promis un châtiment sévère si la responsabilité des autorités saoudiennes est prouvée. Mais Hatice Cengiz a décliné l'offre de Donald Trump de le rencontrer à la Maison Blanche, le trouvant insincère dans sa condamnation. "Oui, Trump m'a invitée aux États-Unis pendant les premiers jours de l'affaire, dit l'ex-fiancée. Mais ses déclarations étaient trop brèves et contradictoires. Je l'ai perçu comme une volonté de gagner la sympathie de l'opinion publique. C'est comme cela que je l'ai compris."

Les autorités saoudiennes ont d'abord affirmé que Jamal Khashoggi était mort lors d'une rixe qui aurait éclaté au consulat à Istanbul. Les enquêteurs turcs, qui recherchent encore son corps, estiment qu'il a été torturé et démembré. Washington prévient de son côté que de nouvelles mesures de rétorsion vont être priseso

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