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Téhéran - Washington : le bras de fer

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Téhéran organise et diffuse des exercices militaire en réponse à la reprise des sanctions américaines contre les secteurs pétrolier et financier de l'économie iranienne.

À partir de ce lundi, les entreprises qui continueront d'acheter du pétrole iranien n'auront pas plus accès au marché américain.

Depuis juin, les exportations de pétrole iranien sont passées de 2,5 à 1,6 millions de barils par jour.

Hassan Rohani, président iranien : "Nous sommes dans une situation de guerre économique. Nous faisons face à un ennemi brutal. Hier, Saddam était devant nous, aujourd'hui, Trump, il n'y a pas de différence. Nous devons résister et gagner."

Washington devrait autoriser huit pays dont la Chine à prolonger temporairement leur commerce avec l'Iran mais au bazar de Téhéran les commerçants disent déjà ressentir les effets des sanctions.

Mohsen, commerçant du bazar de Téhéran : "Ici, dans le bazar, on peut voir l'effet des sanctions. Aujourd'hui, un homme est venu, il n'avait pas d'argent pour acheter de la lotion pour son bébé. La situation économique se détériore, les gens sont très pauvres, c'est difficile."

Les exportation de pétrole constitue 40 % des recettes de l'Etat iranien et les entreprises craignent que la reprise des sanctions n'entraine une crise générale.

Sam Cordier, directeur de PGT advertising : "La réalité, c'est qu'il y a quelques semaines, nous avons dû nous aussi procéder à des licenciements, et c'est vraiment déchirant. C'est dur de dire : "Écoutez, je suis désolé, il n'y a pas d'affaires, et donc, s'il n'y a pas d'affaires, je ne peux pas vous garder. Aujourd'hui, ces jeunes - je veux dire, ils ont entre 25 et 35 ans - ils ont étudié, ils sont enthousiastes et savent ce qu'ils veulent faire dans l'avenir, mais maintenant, on leur enlève l'espoir."

Malgré l'animosité entre les deux pays, Donald Trump se dit prêt rencontrer les dirigeants iranien pour négocier un accord global sur la base de deux conditions principales : la fin du programme nucléaire et l'arrêt de l'interventionnisme au Moyen-Orient.