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Centenaire 14-18 : la carrière de Froidmont, un lieu de mémoire

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Centenaire 14-18 : la carrière de Froidmont, un lieu de mémoire

Centenaire 14-18 : la carrière de Froidmont, un lieu de mémoire
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La carrière de Froidmont, à Braye-en-Laonnois, dans le nord-est de la France, est un condensé de vestiges et de témoignages de guerre. Sur plus de 20 kilomètres s'étendent des tunnels, sous le Chemin des Dames, un front majeur de l'ouest durant la Grande Guerre. Ici se sont abrités des soldats allemands entre septembre 1914 et octobre 1917, puis des soldats alliés, Français et Américains. Sur les murs, un multitude d'inscriptions, de dessins et même des sculptures. Autant de témoignages d'une vie de reclus entrecoupée d'épisodes de terreur.

" Ces carrières ont été très utiles, elles servaient d'abris, c'étaient des forteresses souterraines, explique Gilles Chauwin, président de l'association du Chemin des Dames. Dans la Somme ou en Belgique, les Allemands étaient obligés de s'enterrer, de creuser. Ici, tout était déjà fait. Il y a plus de 10 mètres de roche au-dessus, donc une très grosse protection. C'est du couchage, ce sont des zones de repos, c'est de l'infirmerie. C'est vraiment un village souterrain. "

La plupart des gravures et des graffitis ont été réalisées par les Américains de la 26ème division. Soucieux de laisser une trace, ils n'ont pour autant pas dégradé les réalisations des ennemis qui les avaient précédés.

" C'est la prolifération des cris de soldats de la même unité, de la même association parce qu'ils sont Chevaliers de Colomb ou Franc-maçons ou d'une même origine comme les Irlandais, et seuls les Irlandais vont préciser sur les parois qu'ils sont Américains mais qu'ils sont d'origine irlandaise", raconte Gilles Chauwin.

La carrière de Froidmont, aujourd'hui fermée au public, n'est accessible qu'au cas par cas, pour protéger ce bout d'histoire resté intact cent ans après.