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AKAA 2018, ou comment désétiqueter l'art "africain"

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AKAA 2018, ou comment désétiqueter l'art "africain"

AKAA 2018, ou comment désétiqueter l'art "africain"
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"Also Known As Africa" est une foire parisienne d'art contemporain consacrée aux artistes vivant en Afrique ou d’origine africaine. Une cinquantaine de galeries, dont la moitié non-européennes, sont réunies au Carreau du Temple à Paris jusqu'à dimanche soir. Mais organiser une exposition fondée sur une provenance cartographique, est-ce pertinent ? Réponse de Gastineau Massamba, artiste congolais : "Etre "artiste africain" c'est une forme de ghettoïsation, que beaucoup d'artistes... que personnellement, moi je ne supporte pas. Je suis artiste et puis africain."

Artiste africain, une étiquette liberticide, c'est aussi l'avis de Dalila Dalléas Bouzar, artiste algérienne : "Art contemporain africain... pour moi tous ces mots sont des boîtes, c'est des boîtes dans lesquelles on met les artistes, mais on met aussi les acheteurs, on met tout le monde dans des boîtes et en fait, ce que je m'aperçois (sic) depuis que j'évolue dans le milieu de l'art, mais je pense que c'est partagé par tous les milieux, c'est que la liberté est très limitée (du fait d'être étiqueté dans ces boîtes, ndlr)."

Alors oui, s'il s'agit, comme le disent les organisateurs de cette foire, de repenser la carte du monde et y placer l’Afrique en son centre, Also Known As Africa fait le job et permet à beaucoup de monter sur scène et briller sous les lumières du marché de l'art contemporain.