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Donald Trump raille la France et Emmanuel Macron

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A peine rentré de Paris où il a célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s'est vivement attaqué mardi à la France et à Emmanuel Macron, dont il a raillé la "très faible cote de popularité".

Dans une série de tweets matinaux particulièrement énervés, le président des Etats-Unis est revenu sur la proposition de son homologue français de créer une armée européenne, déjà jugée "très insultante" lors de son atterrissage en France au début du weekend de commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

"Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l'Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Mais c'était l'Allemagne dans la Première et la Seconde Guerre mondiale", a-t-il écrit sur Twitter.

Les Français "commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", a-t-il ironisé, dans une référence très peu diplomatique à l'occupation par l'Allemagne nazie à partir de 1940 jusqu'à la Libération par les Alliés, encore vécue comme un traumatisme dans l'Hexagone.

L'attaque a ensuite visé personnellement Emmanuel Macron et son bilan à la tête de la France.

"Le problème est qu'Emmanuel Macron souffre d'une très faible cote de popularité en France, 26%, et d'un taux de chômage à près de 10%", a relevé Donald Trump.

"MAKE FRANCE GREAT AGAIN", l'a-t-il exhorté en lettres capitales, en écho à son propre slogan, "Rendre à l'Amérique sa grandeur". Cette formule fait l'objet d'échanges acerbes entre les deux hommes : le Français l'avait lui-même détournée pour dénoncer la décision de l'Américain de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, en martelant "Make our planet great again".

Au passage, l'homme d'affaires a aussi foulé le terrain commercial, s'en prenant au vin, produit emblématique s'il en est en France, pour déplorer que les vignerons français puissent plus facilement exporter leurs bouteilles aux Etats-Unis que l'inverse.

Emmanuel Macron semble découvrir ce que d'autres dirigeants ont déjà vécu. Alors qu'il était jusqu'ici relativement épargné, Angela Merkel comme la Britannique Theresa May ou le Canadien Justin Trudeau ont eux essuyé par le passé les foudres du 45e président des Etats-Unis, souvent soupçonné de mieux s'entendre avec les hommes forts de pays adversaires qu'avec ses propres alliés.

Avec agence