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Escalade dans la crise entre l'Ukraine et la Russie

Escalade dans la crise entre l'Ukraine et la Russie
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C'est l'un des visages de la crise entre l'Ukraine et la Russie.

Yuri Budzylo est l'un des 24 militaires ukrainiens capturés par les forces russes dimanche. Le tribunal de Simféropol, chef-lieu de la Crimée a ordonné hier le placement en détention provisoire de 12 de ces marins de l'armée ukrainienne jusqu'au 25 janvier pour avoir illégalement franchi la frontière russe. Les autres doivent comparaître aujourd'hui.

Selon des vidéos fournies par le FSB , trois militaires ont admis que l'incident maritime de dimanche était une provocation, mais l'Ukraine crie à la manipulation.

La situation est tendue, malgré le fait que les conditions de détentions des soldats ukrainiens soient respectées selon la commission des droits de l'homme de Crimée :

"J'ai demandé à chacun de ces hommes s'ils avaient subi une quelconque pression morale ou physique et ils m'ont tous dit non. Leurs conditions de détention sont correctes, on leur a donné à manger et ils sont traités convenablement", expliquait Lyudmila Lubina.

Mais les familles des détenus sont très inquiètes : .

Le fils de Yevheniya et Dmytro Eyder fait partie des soldats blessés et ils disent ne rien savoir des soins qui lui ont été apportés, ni des blessures qu'il a reçues.

Depuis dimanche, la tension n'a cessé de monter, la loi martiale est à présent en place en Ukraine, et la nuit dernière, le président ukrainien Petro Porochenko a évoqué la menace "d'une guerre totale avec la Russie", car selon lui Moscou a augmenté drastiquement sa présence militaire à la frontière et dans la mer d'Azov.

Les occidentaux se mobilisent, attentifs à ce que cette étincelle n'embrase pas la région et provoque un conflit ouvert entre Moscou et Kiev. Hier, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian appelé à la désescalade lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe :

"J'ai dit à Serguei Lavrov qu'un geste était attendu de la Russie, que les prisonniers et les bateaux retenus devraient être libérés au plus vite. Mais j'appellerai aussi mon homologue ukrainien pour l'encourager à recherche la désescalade dans ce secteur."

"Si l'Ukraine, comme ses partenaires en Europe, est intéressée par le fait d'éviter de telles situations à l'avenir, il est absolument nécessaire d'envoyer un signal à Kiev, de lui dire que de telles provocations ne sont pas autorisées. Et ce n'est pas à nous de le faire, mais à ceux qui maintiennent un contact rapproché avec les autorités ukrainiennes", a déclaré le chef de la diplomatie russe lors du même point presse.

De leur côté, les Etats-Unis ont haussé le ton face à Vladimir Poutine. Donald Trump a menacé d'annuler sa rencontre prévue en fin de semaine avec son homologue russe au sommet du G20 en Argentine. Il attend le rapport sur la situation de ses conseillers à la sécurité nationale, mais dit ne pas aimer ni vouloir d'agressions.