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Nucléaire : l'Iran prêt à négocier sur les droits humains

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Nucléaire : l'Iran prêt à négocier sur les droits humains

Nucléaire : l'Iran prêt à négocier sur les droits humains
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REUTERS/Yves Herman
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L'Iran veut montrer sa bonne volonté pour sauver l'accord sur le nucléaire, dont s'est retiré Washington.

Téhéran continue de respecter les termes du texte, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le directeur iranien de la structure consacrée à cette énergie, Ali Akbar Salehi, se dit prêt à négocier dans d'autres dossiers si l'Union européenne parvient à maintenir en vie l'accord en question.

"Nous réalisons chacune de nos activités conformément au cadre fixé par l'accord sur le nucléaire iranien", soutient Ali Akbar Salehi, directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. "C'est pourquoi l'AIEA a vérifié pour la treizième fois la conformité des engagements de l'Iran envers ce texte".

"Jusqu'à présent, nous n'avons rien effectué qui contrevienne à nos engagements, et nous n'avons aucune intention de le faire. Mais si cela devait arriver - et à titre personnel, ayant moi-même pris part aux négociations dans ce dossier, connaissant particulièrement cet accord et le comprenant au regard de nos intérêts nationaux - je ne voudrais pas que ce jour arrive.

Mais si cet accord reste lettre morte, et que l'on fait notre travail, il est facile de revenir en arrière. C'est très aisé, et ce n'est pas du bluff".

"Les relations entre l'Iran et l'Union européenne sont très bonnes aujourd'hui. Si nous maintenons en vie l'accord sur le nucléaire, il y aura donc une base d'échanges et de coopération, et au fil du temps, nous pourrons discuter des nombreux dossiers sur lesquels nous ne sommes pas d'accord... des sujets, que nous avons évoqués, comme les droits de l'homme. Nous pouvons discuter de ce type de questions dans différents champs, avec l'intention d'échanger et de collaborer. L'Iran et l'Europe peuvent très bien se compléter mutuellement. L'Iran est la porte d'entrée vers le Moyen-Orient".

L'Iran attend maintenant la présentation du mécanisme promis par Bruxelles pour aider Téhéran à vendre son pétrole, malgré les sanctions américaines.