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Guerre de succession au CSP Limoges, un an après le décès de Frédéric Forte

Guerre de succession au CSP Limoges, un an après le décès de Frédéric Forte
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Frédéric Forte "reste l'incarnation" du CSP Limoges. Près d'un an après sa mort brutale à 47 ans, le club, encore traumatisé, se relève d'autant plus difficilement qu'une guerre de succession s'est ouverte dans un contexte de résultats sportifs décevants.

"Il y a eu le drame personnel. C'était plus qu'un ami. Cette plaie ne se refermera jamais. C'est lourd au quotidien, surtout à Limoges, où il est présent partout. Il reste l'incarnation du club", explique Olivier Bourgain, directeur sportif et ami intime de Frédéric Forte, disparu le 31 décembre 2017.

Dès janvier, une nouvelle direction a pris les affaires en mains. Mais la contestation est prégnante. A commencer par les supporteurs de Beaublanc, agacés des résultats: 13e malgré un budget de 7 M EUR.

Longtemps en retrait, Céline Forte, l'épouse de l'emblématique président, a dressé samedi "un état des lieux catastrophique" qui lui "fait peur", dans un entretien avec le quotidien Populaire du Centre, et a annoncé son intention de reprendre le club.

Mme Forte refuse le rôle de "sauveuse". Mais sa critique est virulente sur la direction à la gestion "despotique", qui ne "fait rien" alors que "d'autres clubs avancent"

Ses souhaits: "faire reverdir l'âme" du CSP ou encore utiliser "des hommes qui vivent, respirent et transpirent le CSP". Stéphane Ostrowski, directeur commercial aujourd'hui mais "maltraité" pourrait être l'un d'eux. Il refuse tout entretien.

Le CSP s'appuie sur un actionnariat atypique. L'association CSP Élite détient 84,65 % des parts (3000/3544). Le reste (15,35%) se répartit entre Mme Forte, son frère et son père.

Pour le clan de Céline Forte, un problème juridique se pose avec la présence dans l'association de Youri Verieras, ex-directeur général devenu président du directoire. Or son exclusion romprait l'équilibre de CSP Élite.

"Personne n'a intérêt à aller au tribunal. Il y aura des occasions pour régler le litige", tempère Pierre Fargeaud, avocat de Céline Forte, qui veut trouver des solutions à l'amiable.

L'épouse, agacée d'avoir été "mise à l'écart", veut prendre les commandes afin de se remettre "dans la continuité de 2004". Forte a passé 20 ans au CSP, 7 comme joueur jusqu'en 1997 et 13 comme président (2004-2017).

- Histoire et légende -

Le disparu laissait dire qu'il avait fait demi-tour sur la route des vacances en juillet 2004 en entendant à la radio que le CSP, qu'il avait mené sur le toit de l'Europe, déposait le bilan, relégué en nationale 3.

Forte ajoutait ainsi à sa légende née le soir du 15 avril 1993 à Athènes face à Trévise (Italie) en finale de l'Euroligue de basket sur une action: un ballon chipé au Croate Toni Kukoc pour le seul succès français dans cette épreuve (59-55). Une demi-seconde pour l'éternité.

Face à la charge, la direction assure poursuivre la route tracée par Forte, en l'occurrence le "projet 3-0" pour permettre, selon le défunt "de reprendre un temps d'avance". "Personnellement, je suis là pour ça", insiste Youri Verieras, 29 ans.

Ce document de travail planifie tout: communication, billetterie, commercial, marketing ou encore formation. Et il donne quelques résultats: en commercial (+400.000 euros). Ou en formation avec Sekou Doumbouya, "annoncé haut" à la prochaine draft américaine, selon les dirigeants limougeauds.

L'autre projet concerne Beaublanc, la salle historique du club. Un restaurant y a été ouvert et des études sont en cours pour un agrandissement (6.500 ou 7000 places) et une "salle de décharge" (pour l'entraînement). Livraison d'ici "2 à 3 ans", estime l'adjointe aux Sports de la ville, Sylvie Rozette.

Enfin sur le parquet, le départ de l'entraîneur Kyle Milling et l'arrivée du meneur Jordan Taylor vont-ils suffire ? Pour le successeur et ex-assistant François Perronnet, il ne faut pas lier au passé: "60 % de l'effectif a changé".

"Les erreurs de recrutement et les difficultés sont les nôtres", assume-t-il. Le directeur sportif Olivier Bourgain est, lui, sûr que le CSP "va finir par montrer une belle image".

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