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Brexit : pas de concessions en vue pour les 27 états de l'Union européenne

Brexit : pas de concessions en vue pour les 27 états de l'Union européenne
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REUTERS/Vincent Kessler
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Les 27 états membres de l'Union européenne semble plus uni que jamais sur l'accord de sortie du Royaume-Uni. Nombreux sont les membres de la classe politique à avoir affirmé encore aujourd'hui leur position de fermeté.

Parmi les 27 membres de l'Union européenne, aucun ne souhaite de modifier l'accord de sortie obtenu avec le Royaume-Uni. Angela Merkel, la chancelière allemande, l'a d'ailleurs fait savoir devant son parlement : "Nous n'avons aucunement l'intention de changer l'accord de sortie. C'est la position générale des 27 états membres. Il est peu probable que nous cédions dans ce débat".

Nous n'avons aucunement l'intention de changer l'accord de sortie. C'est la position générale des 27 états membres. Il est peu probable que nous cédions dans ce débat

Angela Merkel Chancelière allemande

À Strasbourg, les députés européens affichent aussi leur inflexibilité. Seule la situation de la frontière avec l'Irlande pourrait laisser, selon eux, une porte ouvert à quelques compromis. "Il pourrait y avoir quelques explications ou vérifications protocolaires supplémentaires, avance Jan Zahradil, eurodéputé tchèque démocrate. Mais je ne crois pas que des concessions puissent être faites directement dans l'accord."

Ana Gomes, députée européenne portuguaise, confirme même qu'un compromis est impossible. Mais il pourrait, malgré tout, y avoir une solution : "Il n'y a pas de meilleur accord. Alors, la solution démocratique serait de redonner sa voix au peuple et d'organiser un second référendum".

L'eurodéputé Rebecca Harms a, elle, une autre idée : "J'espère vraiment que les citoyens britanniques vont s'apercevoir que nos portes sont ouvertes et qu'il serait mieux de rester dans l'Union et de reprendre le contrôle politique ensemble, avec tous les états européens".

Du côté français, l'exécutif veut aussi rester inflexible sur l'accord, comme l'a rappelé Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale de cet après-midi.