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Budget italien: Rome met de l'eau dans son vin pour échapper aux sanctions de l'UE

Budget italien: Rome met de l'eau dans son vin pour échapper aux sanctions de l'UE
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Le gouvernement italien a proposé mercredi à Bruxelles de ramener son déficit public à 2,04% du PIB en 2019, au lieu de 2,4%, dans l'espoir de mettre fin au bras de fer sur son budget avec l'UE et d'échapper à une procédure d'infraction.

Le chef de la coalition populiste au pouvoir à Rome, Giuseppe Conte, a formulé cette proposition lors d'une rencontre dans la capitale belge avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

"Un travail technique nous a permis d'obtenir une marge de négociation, parce que nous avons récupéré quelques ressources financières", a expliqué M. Conte.

"Ces ressources financières, nous les utilisons maintenant pour cette négociation avec la Commission. D'un solde final de 2,4%, nous avons pu descendre à 2,04%", a-t-il ajouté.

Une porte-parole de l'exécutif européen avait affirmé à l'issue de cette réunion que "de bons progrès" avaient été accomplis, sans donner plus de détails.

"La Commission européenne va maintenant évaluer les propositions reçues cet après-midi. Les travaux se poursuivront dans les prochains jours", a-t-elle ajouté.

Bruxelles avait rejeté le 23 octobre le projet de budget italien, le jugeant hors des clous européens et de surcroît basé sur des projections trop optimistes, allant jusqu'à envisager une procédure dite "de déficit excessif", qui peut aboutir à des sanctions.

Longtemps inflexible, la coalition italienne formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) s'était finalement montrée ouverte aux discussions avec Bruxelles après une première rencontre le 24 novembre entre M. Conte et M. Juncker.

"Mon gouvernement veut conserver la confiance des Italiens, mais il est aussi raisonnable", a insisté mercredi M. Conte.

"Nous avons mis sur la table une proposition sérieuse et raisonnable et nous sommes confiants qu'elle puisse se conclure, dans l'intérêt de tous et en particulier des Italiens, avec une solution positive", a-t-il ajouté.

- "Préjugé contre l'Italie" -

La nette hausse du spread, l'écart très surveillé entre les taux d'emprunt italien et allemand à dix ans, qui reflète le niveau d'inquiétudes sur les marchés, a également joué dans la volonté de dialogue de l'Etat italien, qui a vu ces dernières semaines les intérêts qu'il doit verser fortement augmenter.

Mercredi, après des informations de Bloomberg avant la réunion évoquant une proposition de déficit à 2%, le spread s'est nettement relâché. Vers 18H00 GMT, il évoluait à 272 points, contre 288 points à la clôture mardi soir.

Le vice-Premier ministre Matteo Salvini s'était déclaré mercredi matin "optimiste" sur la perspective d'une "solution" avec la Commission.

Mais "si je devais me rendre compte qu'il y a un préjugé contre l'Italie et les Italiens alors qu'avec d'autres on ferme les yeux, la bouche et les oreilles, on changera de musique", avait-il mis en garde, en référence à la France, dont le déficit dépassera les 3% du PIB en 2019, après les mesures en réponse au mouvement des "gilets jaunes"

Ces mesures, chiffrées à environ 10 milliards d'euros, devraient faire déraper le déficit français à environ 3,4% du PIB pour 2019, contre 2,8% prévus initialement.

"Si les règles sont les mêmes pour tous", le nouveau déficit français va poser "problème", avait déjà prévenu mardi le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a répondu mercredi que la France ne bénéficierait pas d'un traitement de faveur.

"Il n'y a pas deux poids deux mesures, les règles sont les mêmes pour tous. Il est hors de question d'avoir un traitement privilégié pour les uns et exagérément sévère pour les autres, même si (les règles) sont assez subtiles et complexes, j'en conviens", a-t-il déclaré à l'AFP à Francfort.

Il a cependant souligné que la situation de l'Italie et de la France étaient différentes, en notant que pour la péninsule, la priorité était de réduire la dette, qui atteint 131% du PIB.

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