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L'heure de la consultation en Belgique, le roi Philippe aux commandes

Le roi Philippe et le président du CDH, Benoit Lutgen
Le roi Philippe et le président du CDH, Benoit Lutgen Tous droits réservés REUTERS/Francois Lenoir
Tous droits réservés REUTERS/Francois Lenoir
Par Sandrine Delorme
Publié le Mis à jour
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Le roi Philippe poursuit ses rencontres avec les chefs de partis politiques belges, après la démission de Charles Michel. Gouvernement technique ou élections anticipées se profilent...

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En Belgique, le roi Philippe tient toujours en suspens la démission du chef du gouvernement Charles Michel. Il a entamé les consultations avec les différents partis politiques mercredi et continue ce jeudi matin. L'objectif est de permettre au gouvernement de fonctionner jusqu’aux élections du 26 mai, même s'il est en minorité au parlement.

Mais un second scénario peut aussi se profiler, celui des élections anticipées, même si tous les partis, à l'exception des nationalistes flamands de la N-VA, y sont plutôt hostiles.

C'est mardi soir que le Premier ministre Charles Michel a proposé sa démission : les socialistes allaient présenter une motion de défiance contre son gouvernement. Quatre ministres nationalistes flamands venaient de démissionner car ils étaient contre la signature du pacte de l'ONU sur la migration.

REUTERS/Francois Walschaerts
Le soir de la présentation de sa démission au roi.REUTERS/Francois Walschaerts

Dans la rue, certains ne voient pas cette crise politique d'un très bon oeil : 

"Je ne suis pas spécialement favorable à Charles Michel, mais je ne considère pas sa démission comme une bonne chose en fait. On entrait dans une phase de préparation électorale particulière et je ne pense pas que c'ets une bonne chose que cette démission ait lieu maintenant", explique un employé, Eric Auquière.  

"Malheureusement, ça ne présage rien de bon pour l'avenir parce que les extrémistes et le populisme sont en train de gagner du terrain, et c'est tout 'bénef' pour la N-VA. J'ai un peu peur pour la Belgique en fait", explique Luc Vantorre, chauffeur de bus. 

Le parti nationaliste flamand N-VA est déjà en campagne électorale et table sur le débat identitaire pour gagner du terrain chez les électeurs. Ce week-end, il a participé aux manifestations contre la signature du pacte, pourtant non contraignant en terme de politique migratoire. Des affrontements avaient eu lieu. 

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