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L'émissaire de l'ONU est arrivé au Yémen

L'émissaire de l'ONU est arrivé samedi au Yémen
L'émissaire de l'ONU est arrivé samedi au Yémen -
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REUTERS/Fawaz Salman
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Après l'adoption d'un fragile cessez-le-feu en début de semaine, la diplomatie semble reprendre ses droits au Yémen.

Dépêché par l'ONU, l'ancien général néerlandais Patrick Cammaert est arrivé samedi à Aden.

Ce vieux routier des missions de maintien de la paix a été chargé d'observer et de superviser l'évacuation des combattants de la ville de Hodeida à l'est du pays.

La ville est stratégique pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire.

Une guerre fratricide oppose depuis trois ans les rebelles houhtis, soutenus par l'Iran, aux forces gouvernementales, aidées par l'Arabie saoudite.

Le conflit a déjà fait plus de 10 000 morts et a surtout entraîné la pire catastrophe humanitaire au mon de, selon l'ONU.

Au moins 14 millions de Yéménites ont dû fuir les zones de combats et la plupart de ces déplacés sont désormais en situation de pré-famine. Les jeunes enfants sont les premières victimes de cette malnutrition d'où l'importance de rouvrir le port de Hodeida pour faciliter la distribution de l'aide d'urgence.

La résolution de l'ONU à établir et à déployer, pour une période initiale de 30 jours à compter de l'adoption de la résolution, une avant-garde pour commencer un travail d'observation.

"C'est un pas important en direction d'un arrêt de l'agression et de la levée du blocus", a réagi vendredi soir Mohammed Abdelsalam, le chef de la délégation des rebelles aux pourparlers de Suède, en allusion à l'intervention de la coalition menée par Ryad.

Cité par la télévision al-Massirah contrôlée par les Houthis, il a toutefois reproché à la résolution de ne pas avoir condamné les "crimes des agresseurs".

Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi a de son côté réaffirmé son "engagement (à respecter) l'accord" de Suède entériné par la résolution onusienne, dans un communiqué publié vendredi soir.

C'est la deuxième fois que les Nations unies parviennent à adopter une résolution sur le conflit yéménite, qui a déjà fait plus de 10 000 morts et provoqué "la pire catastrophe humanitaire au monde", selon l'ONU.

Avec Agences