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En Autriche, le combat de Vienne pour aider les réfugiés

En Autriche, le combat de Vienne pour aider les réfugiés
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Dans les rues de Vienne, elle se sent déjà chez elle. Enfin presque. Car le souvenir de Damas n'est jamais très loin de Widad. Arrivée en Autriche, avec son mari et leurs trois enfants, pour fuir la guerre, cette femme fait partie des Syriens à avoir obtenu l'asile dans ce pays.

Au plus fort de la crise migratoire en 2015, l'Autriche faisait partie des pays avec le plus de demandes. "J'aime être ici et me promener parce que cela me rappelle un peu Damas", raconte Widad. "Bien sûr, ce n'est pas tout à fait pareil, mais avec toute ma famille ici, je me sens un peu comme à la maison".

Widad, enseignante syrienne réfugiée à Vienne (Autriche)

L'éducation et le travail comme moyens d'intégration

Mais pas question pour Widad de rester cloîtrée chez elle. Dans ses bagages, elle avait un projet : enseigner l'arabe aux enfants réfugiés, qui ne savent pour certains ni lire ni écrire. "Quand ils sont arrivés en Autriche, ces enfants étaient très petits et n'avait eu pour ainsi dire rien étudier ou appris en Syrie...", explique l'enseignante syrienne. "Cela me rend heureuse de travailler avec eux, je leur enseigne tout ce que je sais avec amour... Parce que je veux qu'ils aient une chance."

Vienne fait de la résistance

Une chance à Vienne, ville de près de 2 millions d'habitants, où les programmes de soutien de réfugiés restent relativement nombreux, au vu des coupes réalisées par la coalition de droite et d'extrême droite, au pouvoir en Autriche depuis 1 an.

Les aides et formations pour les migrants sont drastiquement réduites au profit d'une politique dite "de préférence nationale". Mais la capitale, depuis longtemps dirigée par les sociaux démocrates, fait figure d'exception et continue d'aider les organisations.

Jürgen Czernohorszky

"__En tant que ville nous ne pouvons pas fermer les yeux et dire que nous ne voulons pas d'eux ici", expliqueJürgen Czernohorszky, conseiller municipal de Vienne en charge de l'éducation. "Les réfugiés sont là et nous devons faire quelque chose pour les aider : leur permettre l'accès à des cours de langues, afin de leur donner une chance d'exister par eux-mêmes et de tracer ensuite leur propre chemin".

L'éducation, clé d'une intégration vers le haut, même dans un pays qui tend au contraire à tirer le nombre de réfugiés par le bas.