Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.

DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

RDC : "Faites en sorte que nous ne soyons pas déçus"

RDC : "Faites en sorte que nous ne soyons pas déçus"
Taille du texte Aa Aa

Alors que les résultats de la présidentielle se font toujours attendre en République Démocratique du Congo, les candidats ou leurs représentants se sont assis à la même table, trois jours après le vote, autour de l'envoyé spécial de l'Union africaine, l'ancien président malien Dioncouda Traoré.

"Faites en sorte que nous ne soyons pas déçus"

"L'Afrique a les regards braqués sur vous, faites en sorte que nous soyons pas déçus" a déclaré l'ancien président malien à l'issue d'une réunion mercredi au cours de laquelle deux candidats d'opposition (Félix Tshisekedi et Martin Fayulu) et le représentant du candidat du pouvoir (Emmanuel Ramazani Shadary) étaient présents.

Une initiative saluée par un allié de l'opposant Félix Tshisékedi. "Quand vous voyez Fayulu à côté de Tshisekedi, à côté du représentant de Shadary, c'est une très bonne chose puisque, après tout, nous sommes tous des Congolais".

Des irrégularités

Le scrutin s'est déroulé dimanche 30 décembre 2018 dans un contexte particulier. Kinshasa a refusé toute mission d'observation occidentale ou d'aide logistique de l'ONU. D'après un rapport de l'Union Africaine, des machines de votes auraient dysfonctionné, des bureaux de votes auraient été supprimés notamment à Kinshasa, et des PV de dépouillement seraient également arrivés trop tardivement.

Initialement prévue dimanche, l'annonce des résultats devrait être encore retardée.

RFI et internet coupés

Dans l'attente des résultats, le signal de la radio RFI, très écoutée en RDC a été coupé. L'accréditation de la correspondante de la radio a même été retirée par les autorités. "Nous n'allons pas laisser une station mettre de l'huile sur le feu au moment où nous attendons la compilation des résultats provisoires" a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Le gouvernement accuse la radio de proclamer "les résultats, les tendances, alors qu'il n'y a que le président de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) qui peut proclamer les résultats et les tendances".

Internet et les réseaux sociaux ont également été suspendus pour éviter un soulèvement populaire d'après les autorités. Une décision qui ne fait pas l'unanimité au sein même de la majorité. L'opposition, elle, y voit une illustration de la tricherie.