Danemark : une poignée de main symbolique

Danemark : une poignée de main symbolique
Tous droits réservés 
Par Anne-Lise Fantino
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Les candidats à la naturalisation devront se livrer à un exercice singulier, lors d'une cérémonie officielle.

PUBLICITÉ

Le Danemark instaure une nouvelle règle pour ses candidats à la naturalisation : serrer la main, lors d'une cérémonie qui fait d'eux des citoyens danois. Ce jeudi, ils étaient neuf à devenir des ressortissants du pays, et à saluer la ministre de l'intégration.

Une mesure contestée par certains, qui pointent une atteinte à la liberté de culte.

"C'est clairement un symbole, d'adopter les règles de base : ici, nous sommes égaux", lance Inger Stojberg, ministre danoise de l'intégration, "et pour répondre à la discussion autour du fait de ne pas vouloir serrer la main d'une personne du sexe opposé, je veux dire à ces personnes qu'elles n'ont pas compris ce que signifie être Danois, et que dans ce pays l'égalité existe depuis plusieurs générations. Nous nous sommes battus pour cela, il est donc de notre devoir de la protéger et de la respecter ".

Ce sont les maires qui auront la charge d'organiser ces cérémonies. Sakandar Khan a fui l'Afghanistan il y a 18 ans avec sa famille. Et pour lui, ce geste ne pose aucun problème : "c'est le droit danois, et le fait de serrer la main se fait dans le respect, donc à mes yeux c'est bien".

Pour obtenir la nationalité danoise, il faut avoir résidé au moins neuf ans dans le pays, mais aussi passer un test de langue et présenter un casier judiciaire vierge de toute infraction grave. Entre 2014 et 2017, le Danemark a accueilli près de 45 000 demandeurs d'asile.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

En Afghanistan, plus d'un million de filles n'ont pas accès à l'éducation au début de l'année scolaire

Misogynie : L'arrestation d'Andrew Tate signe-t-elle la fin de la "manosphère" ?

Journée internationale des droits des femmes : les inégalités au centre des préoccupations