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Brexit sans accord : une hypothèse de plus en plus probable

Brexit sans accord : une hypothèse de plus en plus probable
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Organiser un nouveau référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE : hors de question pour Theresa May.

Face aux parlementaires britanniques auxquels elle présentait son plan B, la Première ministre se dite prête à entamer un dialogue, tout en campant sur ses positions.

"La bonne façon d'écarter l'hypothèse d'un "non accord", c’est que cette Assemblée approuve un accord avec l'Union européenne. C'est ça que le gouvernement cherche à réaliser. Certains disent que la seule autre façon d'éviter un Brexit sans accord, c’est de révoquer l'article 50 - ce qui signifie rester dans l'UE. D'autres pensent que ce dont nous avons besoin, c'est de plus de temps, et que nous devrions prolonger l'article 50, pour permettre au Parlement de débattre plus longtemps de la manière dont nous devrions partir et ce à quoi devrait ressembler un accord. Ce n'est pas exclure l'absence d'accord, mais simplement reporter le point de décision", a déclaré Theresa May.

Un immobilisme qui a provoqué la colère de l’opposition travailliste : Jeremy Corbyn a rappelé à Theresa May, l’échec qu’elle a rencontré lorsqu’elle a présenté la première version de son accord, il y a une semaine :

"Le gouvernement ne semble toujours pas avoir réalisé l'ampleur sa défaite à la Chambre des communes. La première ministre dit accepter le résultat, mais en réalité, elle le nie profondément. La logique de cette défaite décisive, c'est que la Première ministre doit changer ses lignes rouges parce que l'entente actuelle n'est pas réalisable. Peut elle donc être claire et explicite avec l'Assemblée, sur quel point est elle prête à faire des concessions ?", lui a-t-il répondu.

Quitter l’Union européenne sans accord, une hypothèse de plus en plus probable, et qui, aux yeux de Theresa May, est devenue une option comme les autres.