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Marseille: impérativement réduire l'écart avec Lille, même sans Balotelli

Marseille: impérativement réduire l'écart avec Lille, même sans Balotelli
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L'Olympique de Marseille doit impérativement dévorer les Dogues de Lille, même sans cinq titulaires, même sans sa prestigieuse recrue Mario Balotelli, pour ne pas décrocher de la lutte pour le podium, vendredi (20h45) pour le 22e journée de Ligue 1.

Balotelli première ? Pas sûr... "Impossible de le voir débuter, quand bien même il serait qualifié pour le match de vendredi", avait prévenu Rudi Garcia.

Il est bel et bien qualifié, le contrat a été enregistré par la Ligue de football professionnel (LFP), mais l'entraîneur ne veut pas précipiter l'intronisation de "Super Mario", si le plus probable est qu'il risque de "se blesser et de disparaître un mois et demi, ce ne serait pas une bonne chose".

Le joueur, arrivé libre de Nice et qui a signé jusqu'en juin, est d'accord, même s'il espère encore pouvoir débuter dès vendredi. "Pour être en forme, pour avoir 90 minutes dans les jambes, il faut s'entraîner avec le groupe", a-t-il dit lors de sa présentation, mercredi.

Absent des terrains avec Nice depuis le 4 décembre, "je me suis entraîné, mais seul, j'ai besoin de quelques jours pour retrouver le rythme des matches et des entraînements, a-t-il prévenu. Mais physiquement je suis bien".

Sans "Balo", ou avec lui seulement pour la fin du match, Garcia doit composer une équipe pleine de trous pour un match capital.

- Sakai, Rami, Payet, Sanson et Ocampos absents ! -

L'OM est privé en défense d'Hiroki Sakai, à la Coupe d'Asie avec le Japon, et d'Adil Rami, absent encore trois semaines pour une blessure à une cuisse.

Au milieu et en attaque, il manque Morgan Sanson et Lucas Ocampos, suspendus, et le capitaine Dimitri Payet, touché à un genou lors de la victoire à Caen (1-0) et absent lui aussi pour trois semaines.

Rudi Garcia caressait l'espoir de récupérer Ocampos, en faisant annuler son troisième avertissement, reçu après visionnage de la VAR pour lui refuser un but pour une faute sur le gardien de Monaco. L'arbitrage vidéo ne peut servir que pour un rouge, arguait l'OM, mais l'appel interjeté par le club n'a pas abouti.

Le coach n'en a pas fini avec les trous dans son onze de départ. Luiz Gustavo reste incertain, il lui manque une moitié d'équipe.

Pas simple, or cet OM-Lille ressemble un peu au match de la dernière chance.

Relégué à neuf longueurs du LOSC, deuxième de L1, l'OM n'a guère d'autre option que la victoire pour croire encore au podium, même en tenant compte d'un match en retard contre Bordeaux (le 5 février), pas encore gagné.

C'est bien un "tournant de la saison", admet à demi-mots Garcia, qui n'aime pas trop la formule. Il préfère mettre l'accent sur le fait que l'écart avec le podium n'est pas encore rédhibitoire (6 points sur Lyon, 3e). Mais "il faut gagner vendredi", martèle-t-il.

- L'appel aux supporters -

"Nous savons que ce match est très important", abonde Kevin Strootman, en bien meilleure forme depuis trois matches.

Après six mois difficiles, le milieu Néerlandais, grosse recrue de l'été, reste sur un but et une passe décisive.

Strootman reconnaît que "nous traversons une période difficile, nous avons un peu raté notre début d'année, mais nous sommes encore près car les autres équipes perdent des points".

A l'aller, l'OM avait été battu 3-0, "et nous l'avions mérité", admet l'ex-joueur de l'AS Rome, qui a également reconnu ses débuts difficiles: "Je sais quand je ne suis pas bon".

Strootman sait aussi amadouer les supporters. Les bouillants fans olympiens, déjà pas sûrs d'applaudir Balotelli, sont toujours fâchés contre leur équipe, leur coach et leur président et ont annoncé par communiqués vouloir le manifester encore vendredi, comme contre Monaco (1-1) douze jours plus tôt.

"Je comprends les tifosi, moi aussi je suis très en colère quand on perd contre un club de 4e division (Andrézieux en Coupe de France, ndlr), c'est grave, mais les trois derniers matches ont été mieux", plaide Strootman.

"Qu'ils soient furieux contre nous, qu'ils soient contre nous avant le match, ou après le match, qu'ils nous insultent même, s'ils le veulent, mais pendant le match j'espère qu'ils seront derrière nous, demande-t-il, nous avons besoin des tifosi". Des tifosi et de Balotelli.

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