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Après des années de rigueur, la Grèce réhausse le salaire minimum

REUTERS/Alkis Konstantinidis
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Le salaire minimum en Grèce va augmenter de 11% à partir du mois de février, passant de 586 euros brut actuellement à 650 euros, une première depuis "dix ans de réduction des salaires", a annoncé lundi le Premier ministre Alexis Tsipras.

Le conseil ministériel a approuvé la proposition d'augmenter le salaire minimum, "_un pas important pour donner de la perspective aux salarié_s", a affirmé Alexis Tsipras au début de cette réunion, diffusée en direct par la télévision publique Ert et d'autres médias.

Depuis le début de la crise de la dette en 2010, les salaires en Grèce n'ont cessé d'être rabotés dans le cadre des mesures d'austérité drastiques imposées au pays par ses créanciers UE et FMI, en échange des prêts internationaux.

Le salaire minimum, d'un montant de 751 euros avant la crise, avait été réduit par la suite de 22% entre 2010-2018. La réduction des salaires et retraites fut à l'origine de violentes manifestations dans le pays entre 2010 et 2014.

Le pays a réussi à sortir des programmes d'aide en août dernier et de la tutelle stricte de ses créanciers après une série de réformes visant à assainir son économie.

"La détérioration de l'emploi n'est pas la voie pour développer durablement et tonifier l'économie", a indiqué Alexis Tsipras.

"Cette augmentation du salaire minimum montre qu'après dix ans de réductions budgétaires une autre voie est possible [...] ce geste est le moins que nous puissions faire pour les travailleurs qui ont souffert, pour ceux qui, au cours de la crise, ont vu leurs salaires diminuer", a ajouté le Premier ministre.

Malgré l'amélioration des chiffres des finances publiques, le taux de chômage en Grèce continue d'être l'un de plus élevés de la zone euro, à 18,3% au troisième trimestre 2018, touchant surtout les jeunes.

Depuis son pic en 2013, à 27,9%, le taux de chômage ne cesse de baisser. "350.000 emplois ont été créés en quatre ans", a ainsi souligné Alexis Tsipras.

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